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Il refusait les femmes voilées dans sa supérette, sa devanture caillassée dans la nuit

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Par , , France Bleu Gard Lozère

Le gérant d'une supérette à Nîmes n'acceptait plus les femmes voilées dans sa boutique. Sa devanture a été vandalisée dans la nuit de jeudi à vendredi. Le procureur de Nîmes a ouvert une enquête préliminaire pour discrimination dans la vente d'un bien.

La vitrine caillassée d'une supérette Vival à Nîmes
La vitrine caillassée d'une supérette Vival à Nîmes © Radio France - Julie Gasco

À Nîmes, le gérant d'une supérette avait laissé à l'entrée de sa boutique une affichette pour prévenir que "à compter de ce jour, toute personne voilée ne sera(it) plus autorisée à rentrer dans le magasin". Sa devanture a été caillassée dans la nuit de jeudi à vendredi. La supérette est fermée ce vendredi matin, rideau baissé. L'établissement est situé dans le quartier de la Croix de Fer.

La vitrine a été vandalisée dans la nuit. Le magasin est fermé. Pour l groupe Casino, joint par FB Gard Lozère, "la position du groupe est très claire : on ne saurait évidemment pas tolérer de tels propos. On les condamne fermement, assène Angèle Melek Kocabicak, la directrice communication du groupe. Cet acte va vraiment à l'encontre de nos valeurs. On a pour vocation de répondre aux attentes de tous nos clients, dans le respect de la loi qui garantit le libre accès. Notre slogan "nourrir un monde de diversité" en témoigne. Notre position est très claire sur ce type d'initiative."

La vitrine brisée d'une supérette à Nîmes. Le gérant refusait les femmes voilées dans son magasin.
La vitrine brisée d'une supérette à Nîmes. Le gérant refusait les femmes voilées dans son magasin. © Radio France - Julie Gasco

Le gérant a été immédiatement contacté par le groupe Casino. "On l'a eu. On lui a demandé de procéder au retrait immédiat de son affiche, explique Angèle Melek Kocabicak. Le magasin a été fermé." Le gérant a-t-il pris conscience de la portée de ce geste ? "Oui il en a pris conscience. Eu égard à l'intensité des réactions, il a bien pris conscience de la gravité de son acte." Regrette-t-il ? "Oui, certainement"

"On appelle vraiment à la plus grande vigilance, et à la plus grande prudence pour qu'il n'y ait pas d'escalade de violence dans cette situation qui demeure totalement déplorable" Angèle Melek Kocabicak, la directrice communication du groupe Casino

Le groupe Casino a aussi très vite réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant un acte isolé. "Nous avons fait retirer cette affiche hier en début de soirée, dès que nous en avons eu connaissance. Nous la condamnons avec la plus grande fermeté. Il s'agit d'une initiative personnelle, qui va à l'encontre des valeurs de l’enseigne."

La supérette va-t-elle rouvrir, et quand ? "C'est toute la difficulté de cette situation, explique Angèle Melek Kocabicak. Quand bien même nous condamnons fermement son acte, nous condamnons aussi tous les actes de violence qui pourraient surgir. C'est déjà le cas sur le magasin. Nous avons également pour obligation morale de procéder à la protection de notre franchisé. On appelle vraiment à la plus grande vigilance, et à la plus grande prudence pour qu'il n'y ait pas d'escalade de violence dans cette situation qui demeure totalement déplorable."

Reportage - Julie Gasco

Le magasin est fermé. "On étudie toutes les suites à prendre, tant sur les suites juridiques que commerciales. (...) Notre volonté reste de maintenir à moyen et long terme un point de vente à cet endroit." Le procureur de Nîmes Eric Maurel a ouvert ce vendredi une enquête préliminaire pour discrimination dans la vente d'un bien. Le procureur de Nîmes rappelle que "le refus d'une prestation de service ou la vente d'un bien sans motif légitime est de la discrimination", et que les auteurs de tels actes risquent jusqu'à 3 ans de prison. L'enquête est confiée à la sûreté départementale.

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