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Condamné pour insultes et menaces contre le patron de la police de Villeneuve-lès-Béziers

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Par , France Bleu Hérault

Un employé de la mairie de Villeneuve-lès-Béziers a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir agressé le chef de la police municipale. Il ne supportait pas que ce dernier lui demande de déplacer ses véhicules sur le trottoir. Le professionnalisme des agents a été souligné par le parquet.

L'homme a été condamné à un an de prison avec sursis
L'homme a été condamné à un an de prison avec sursis © Radio France - Stéfane Pocher

L'agresseur du patron de la police municipale de Villeneuve-lès-Béziers (Hérault) était jugé ce mercredi 13 mai 2020 devant le tribunal correctionnel de Béziers. Cet employé de la commune, au service technique, était poursuivi pour outrage, rébellion, violence sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Cet employé municipal était complètement excité à leur arrivée

Cet enfant du village de bientôt 34 ans a été reconnu coupable des faits reprochés. Ce père de famille (un enfant de trois ans) s'était violemment emporté le 22 janvier 2020 quand Thierry Boucherot, responsable de la police municipale, lui a demandé de déplacer ses deux véhicules gênants, stationnés sur le trottoir devant chez lui, boulevard Mistral, empêchant les piétons d'avancer en toute sécurité.

Muni d'un amortisseur à la main, ce Biterrois insulte alors l'ancien militaire professionnel

Ce jour-là, le patron de la police municipale, accompagné d'un autre agent, enclenche sa caméra piéton en raison de contentieux multiples et récents

Cet habitant avait déjà été prévenu et verbalisé pour des problèmes de stationnement récurrent. Provocation ou pas, mais une semaine avant son procès, ce jeune avait garé son quad sur le trottoir. 

Connu pour des sautes humeurs exécrables

''Dès que nous sommes arrivés, il nous a insultés, explique à la barre Thierry Boucherot. Il était complètement excité et il était armé d'un amortisseur de voiture dans la main."

"Je vais tous vous crever, tous vous défoncer. Mets ta caméra au cul, pédale de parachutiste, retraité de l'armée !" 

Se sentant en danger, le patron de la police municipale sort alors sa matraque télescopique.

"Il avait une volonté d'en découdre."

Thierry Boucherot reçoit un coup au visage avant de tomber au sol après une balayette. Conséquence : luxation de l'épaule gauche, 30 jours d'ITT. Le policier municipal qui l'accompagne est griffé profondément à la main.

''Notre honneur a été sali, mais la justice nous a donnés raison"

Tout cela pour un problème de stationnement

''Franchement, nous ne méritons pas ce genre d'insultes et ce manque de respect. Voilà des années que nous faisons de la prévention avec lui. Il n'en fait qu'à sa tête."

L'agresseur ne reconnaît pas totalement les faits reprochés. Pourtant, son attitude déplorable est bien visible sur les images exploitées par les enquêteurs.

''Cette réaction est très surprenante, précise le parquet. Ce jeune était dans un état d'excitation incroyable dès l'arrivée des policiers. Retenu à la taille par sa femme, il était comme un fauve qui veut en découdre. Heureusement, l'intervention des policiers a été très professionnelle et sereine."

L'agresseur dit s'être emporté voyant son père (présent sur les lieux), prendre un coup de matraque. "Ce n'est pas le cas, ajoute le procureur de la République. Ça n'apparaît pas sur les images de la caméra. Ce dernier a légèrement été touché par inadvertance au passage du patron de la police municipale. Mais il n'a pas été blessé. Aucun coup n'a été porté par ce dernier."

Le ministère public réclame 10 mois de prison avec sursis et une interdiction de comparaître et d'habiter à Villeneuve-lès-Béziers. Le tribunal le reconnaît coupable et le condamne à 12 mois de prison avec sursis avec un suivi probatoire de 24 mois ainsi qu'une interdiction de porter une arme pendant cinq ans. 

En revanche, la justice ne lui interdit pas de vivre et travailler à Villeneuve-lès-Béziers et renvoie sur les intérêts civils de la commune et du chef de la police municipale. L' agent griffé recevra  600 euros d’indemnité, 400 euros pour les deux autres appelés  en renfort.

Satisfaction des représentants syndicaux

La Fédération autonome se satisfait de cette décision de justice. "Le tribunal correctionnel de Béziers reconnait  dans son délibéré que les policiers municipaux ont exercé leur activité dans le cadre légal et n'ont pas fait usage de la force comme cela avait été mentionné dans certains médias'' précise Jean-Michel Weiss, secrétaire national de la Fédération autonome de la PM Hérault-Gard.

''Le patron de la PM sort grandi de cette affaire'' dixit Jean-Michel Weiss, secrétaire national de la Fédération autonome de la PM Hérault-Gard

''C'est important de rappeler que les policiers municipaux, les gendarmes, et des policiers nationaux ne sont pas là pour se faire insulter, pour se faire menacer et encore moins pour se faire violenter."  

"La décision de justice, que nous saluons, remet à sa juste place des auteurs de violences, qui malheureusement sont trop fréquentes aujourd'hui. Les policiers municipaux, les gardes champêtres sont souvent menacés, attaqués. Ce fléau ne touche pas que les grandes villes malheureusement. C'est la problématique des gens qui pensent qu'ils peuvent faire tout et n'importe quoi en toute impunité.

L'intervention de mes collègues de la police municipale de Villeneuve-lès-Béziers était récurrente sur cet individu. Il faut effectivement que la justice sanctionne les gens qui ne respectent pas les règles élémentaires du bien-vivre ensemble."

Et maintenant ? 

Quelle attitude aura désormais le maire de Villeneuve-les-Béziers, suite à ce jugement ?  Sanction disciplinaire ou pas contre son employé ? À quelques semaines des élections municipales, Jean-Paul Galonnier était bien embarrassé par le comportement déplacé et ne souhaitait pas s'exprimer tant que la justice ne s'était pas prononcée. Voilà qui est fait. 

L'élu nous précisait juste après le jugement que des mesures seraient prises.

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