Faits divers – Justice

Il volait dans des supermarchés, un homme sans-domicile-fixe, a été condamné à trois mois de prison ferme

Par Mélanie Barbotin, France Bleu Poitou mercredi 14 décembre 2016 à 18:38

Un homme, sans-domicile-fixe, a été condamné à 8 mois de prison dont trois mois ferme pour des vols à l'étalage dans des supermarchés.
Un homme, sans-domicile-fixe, a été condamné à 8 mois de prison dont trois mois ferme pour des vols à l'étalage dans des supermarchés. © Radio France

Un jeune homme de 27 ans a été condamné, ce mardi 14 décembre, par le tribunal de Poitiers à 8 mois de prison dont 5 mois de sursis. A trois reprises il a dérobé des produits électroménagers. Avec l'argent de la revente il se payait des nuits d'hôtels.

Le mode opératoire est simple. Le jeune homme s'introduit dans les réserves des supermarchés, avant de remplir un chariot de courses avec de l'électroménager. Téléviseurs, jeux vidéos, aspirateur ou encore tondeuse à cheveux. A chaque cambriolage, son butin s'élève entre 1 000 et 2 000 euros.

Avec l'argent au moins je peux dormir au chaud

L'homme de 27 ans vit dans la rue. Il n'a ni travail, ni famille pour l'aider, alors devant les juges il se défend : "Pour moi voler c'était la moins pire des solutions, celle qui faisait le moins de mal aux autres". Cet ancien toxicomane, évite au maximum la rue le soir. "Avec l'argent au moins je peux dormir au chaud". Mais ce n'est pas seulement pour lui qu'il est passé à l'acte. Sa compagne, elle aussi sans domicile, dépend de ses vols pour vivre.

3 000 euros de marchandises

Alors le jeune a commencé une première fois en août à Lusignan. Il réussit à gagner 1 000 euros. Alors il décide de recommencer 4 mois plus tard. Il rate d'abord son coup à Civray, puis réussit à voler plus de 2 000 euros de marchandises à Gençay. C'est là qu'il sera identifié par les caméras de vidéosurveillance, facilement reconnaissable avec ses dreadlocks.

Il reconnaîtra immédiatement les faits. Malgré les 9 mentions sur son casier judiciaire, dont 6 pour des faits similaires, le tribunal de Poitiers s'est montré clément. L'homme n'est condamné qu'à trois mois de prison ferme. Le procureur avait de son côté requis un an ferme.