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Faits divers – Justice

Il y a dix ans : Belfort touché par les émeutes

jeudi 5 novembre 2015 à 16:16 Par Sébastien Germain et Yassine Khelfa M'Sabah, France Bleu Belfort-Montbéliard

Le 27 octobre 2005, c’était le début des émeutes en banlieue parisienne, émeutes déclenchées par la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois. Ces violences sont arrivées quelques jours plus tard dans le Nord Franche-Comté.

L'école qui avait brûlé aux Glacis
L'école qui avait brûlé aux Glacis - Yassine Khelfa

Belfort, France

C’est un triste anniversaire : il y a dix ans, le 27 octobre 2005, une course-poursuite mortelle fait la une des journaux : deux adolescents de Clichy-sous-Bois, Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans sont morts électrocutés alors qu'ils fuyaient la police. Des violences éclatent alors dans le quartier, mais aussi dans d’autres cités de France.

L'école Antoine de Saint-Exupéry avait été incendiée le 12 novembre 2005 - Maxppp
L'école Antoine de Saint-Exupéry avait été incendiée le 12 novembre 2005 © Maxppp

Notre école a brûlé, un traumatisme énorme »

A Belfort, les violences commencent dans la nuit du 5 au 6 novembre 2005. Elles ont lieu dans le quartier des Résidences, dans le quartier des Glacis également ou encore dans le pays de Montbéliard à Audincourt et Montbéliard.

A Belfort, le 9 novembre 2005, une école maternelle a été partiellement détruite par des jets de cocktail molotov. Dix ans après Renée Rémy, présidente de la régie de quartier, s'en souvient parfaitement : « C’était le soir, je m’en rappelle on pleurait, c’est un traumatisme énorme pour les enfants qui ont vu leur école détruite. Heureusement les politiques ont été à la hauteur ».

Renée Rémy

Lors de la première soirée à Belfort, 80 voitures ont brûlé et les dégradations s'étaient poursuivies toute la semaine touchant des bâtiments publics notamment.

J’ai fini en prison, j’ai brûlé des voitures »

Une bombe artisanale avait explosé dans le quartier des Résidences (Belfort)  - Maxppp
Une bombe artisanale avait explosé dans le quartier des Résidences (Belfort) © Maxppp

Dans le quartier des Résidences, 11 000 habitants vivaient à l'époque, aujourd'hui ils sont environ 8 000. Les jeunes s'étaient soulevés en soutien aux révoltes des banlieues parisiennes. Karim a participé aux violences. Il assume totalement ses actes : _« J’avais 16 ans, et après j’ai fini en prison pour avoir _brûlé des voitures. Aujourd’hui on est beaucoup plus intégré qu’avant. On arrive à avoir du travail, avant ce n’était pas le cas. »

Karim a participé aux violences

Dans le quartier des Résidences,* 40% de la population* est encore au chômage. En région parisienne les violences ont duré trois semaines.