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Environnement
Dossier : Tempêtes de 1999, 20 ans après

TÉMOIGNAGES - Il y a 20 ans, la tempête Lothar détruisait le clocher de Bavilliers

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Le 26 décembre 1999, la tempête Lothar atteint le nord Franche-Comté. Des rafales à plus de 120 km/h font des dégâts considérables. Ce matin-là, le clocher de l’église Saint-Ambroise de Bavilliers (90) est soufflé par les vents. Retour sur cet événement qui a marqué la mémoire des Terrifortains.

Le 26 décembre 1999, les rafales de la tempête Lothar arrachent la flèche de l'église de Bavilliers
Le 26 décembre 1999, les rafales de la tempête Lothar arrachent la flèche de l'église de Bavilliers

Bavilliers, France

Ce 26 décembre 1999 au matin, les fidèles de l’église Saint Ambroise de Bavilliers, dans le Territoire de Belfort, sont partis malgré le vent pour la cathédrale Saint-Christophe de Belfort. « Comme nous avions déjà fait la messe de Noël chez nous le 25, nous avions décidé de faire le service du dimanche à la cathédrale » se rappelle le père Jean-Marie Baertschi, curé de Bavilliers à l’époque.

A lire aussi - Dossier : Tempêtes de 1999, 20 ans après

J’ai vu comme un vide dans la vision du panorama

Pour rentrer à Bavilliers, le père Baertschi emprunte la Grande rue François Mitterrand en voiture : « J’ai eu comme un pressentiment. J’ai vu comme un vide dans la vision du panorama ». Le curé comprend tout de suite que le vent a eu raison du clocher de son église. La flèche, qui culminait auparavant à 18 mètres, n’existe plus.

Devant le bâtiment, sur le parvis, il ne reste plus qu’un tas de gravats. « Le gros souci était de savoir si quelqu’un avait pu être blessé, si quelqu’un était passé par là, explique le père Baertschi, mais les voisins ont vu le clocher tomber donc on savait à peu près qu’il n’y avait personne dessous, mais c’était le gros soucis ».

Les gravats de la flèche sur le parvis de l'église Saint-Ambroise - Aucun(e)
Les gravats de la flèche sur le parvis de l'église Saint-Ambroise

Au même moment, le maire de la commune de l’époque, Daniel Lanquetin, en sortant de son domicile, remarque lui aussi que le clocher est tombé. Arrivé sur les lieux, sa première priorité est de déblayer : « Il y a avait énormément de débris qui recouvraient la route nationale. Avec des élus et des habitants, nous avons enlevé les gravats pour que les pompiers puissent passer ».

900.000 euros de travaux

Dans l’après-midi, les vents se calment et le maire ne peut que constater les dégâts. La toiture n’existe plus et une partie des corniches de pierre qui la soutenaient ont aussi cédé. Dans les semaines qui suivent, des expertises estiment le coût des travaux à 4,5 millions de francs, près de 900.000 euros d’aujourd’hui. « Heureusement, on m’avait conseillé de revoir nos contrats d’assurance. Alors on était assuré de chez assuré, se souvient Daniel Lanquetin. Les travaux n’ont donc pas coûté un radis à la commune ».

Les travaux de reconstruction du clocher ont eu lieu de septembre 2000 à mars 2001 - Aucun(e)
Les travaux de reconstruction du clocher ont eu lieu de septembre 2000 à mars 2001

En mars 2001, l’église a pu enfin rouvrir ses portes après les travaux de reconstruction. A cette occasion, les architectes ont décidé de rendre à l’église sa flèche d’origine, plus courte de cinq mètres mais conforme aux plans de 1850.

La flèche de l'église de Bavilliers aujourd'hui - Radio France
La flèche de l'église de Bavilliers aujourd'hui © Radio France - William Gay Costa

Une tempête qui a ravagé tout le nord Franche-Comté

Le passage de Lothar a fait des dégâts considérables et les pertes humaines ont été sévères. 

  • Quatre personnes avaient perdu la vie dans le nord Franche-Comté: une des victimes était morte alors qu'un arbre s'était écrasé sur sa voiture dans le Territoire de Belfort.
  • Les forêts elles-aussi ont payé un lourd tribut.  "Il y avait comme des couloirs de vent. Ce n'était pas uniforme, explique Michel Mouhat, gestionnaire pour l'office national des forêt 90. Il y avait des zones qui n'étaient pas du tout touchées et des parcelles qui étaient complètement dévastées."  La zone de Meroux est l'une des plus sinistrées du département. Dans cette forêt, l'équivalent d'un an et demi de récolte avait été arraché. A l'heure actuelle, les stigmates de la tempête sont toujours visibles dans les forêts.
  • Un immeuble d'habitation de Belfort avait été gravement endommagé lors de l'épisode. La toiture s'était envolée, laissant le dernier étage à nu.

Les pompiers en première ligne

A cette époque, le colonel Stéphane Helleu du SDIS 90 était déjà en poste dans le Territoire de Belfort.  "Je me rappelle que dans le CTA (Centre de traitement des appels), les téléphones n'ont pas arrêté une seule fois de sonner pendant toute la journée, se souvient-il. Ce jour-là, des dizaines de cheminées se sont effondrées. Des centaines d'arbres ont été arrachés. Nous n'avons pas vécu d'événement similaire depuis". Le colonel, devenu depuis directeur des sapeurs-pompiers du département explique que de nouvelles procédures ont été mises en place pour mieux anticiper les phénomènes météorologiques extrêmes. La tempête de 1999 est à l'origine des cartes de vigilance de Météo France.

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