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Faits divers – Justice
Dossier : Affaire "du bébé dans le coffre"

"Il y a bien eu maltraitance" martèle un expert au procès de l'affaire Serena à Limoges

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Au deuxième jour de procès en appel de Rosa Da Cruz devant les assises de la Haute-Vienne, un médecin a témoigné des multiples carences et retards de développement subis par Serena. L'avocate de l'accusée ne nie pas la maltraitance mais a tenté de la nuancer en "maltraitance involontaire".

De gauche à droite : les avocats des parties civiles et l'avocate de la défense, au procès en appel de l'affaire Serena devant les assises de la Haute-Vienne.
De gauche à droite : les avocats des parties civiles et l'avocate de la défense, au procès en appel de l'affaire Serena devant les assises de la Haute-Vienne. © Radio France - Nathalie Col

Limoges, France

La question de la maltraitance, volontaire ou non, a longuement été abordée ce mardi après-midi au procès en appel de Rosa Da Cruz devant la cour d’assises de la Haute-Vienne. Cette mère de famille est effectivement rejugée pour avoir dissimulé et maltraité sa fille Serena, découverte à l’âge de deux ans dans le coffre de sa voiture en octobre 2013. Pour tenter d'y voir plus clair, la cour a longuement entendu puis interrogé le médecin légiste qui a ausculté la fillette au lendemain de sa découverte, pour établir une expertise.

À la barre, le docteur Magret, médecin et spécialiste aussi de la médecine d'urgence et de la médecine légale et d'expertise, liste un nombre incalculable de retards de développement et de carences physique, affectives et relationnelles observés lorsqu'il a ausculté Serena. Par exemple, la fillette est rachitique, ne parle pas, ne tient pas assise. Il reste marqué aussi par "des gestes caractéristiques d’un comportement animalier", dans ses gémissements, sa façon de se déplacer, ou de prendre le biberon avec les pieds.  

À une question de l’avocat général, le médecin répond sans hésiter : "On est dans la mal-traitance en deux mots et dans la maltraitance en un mot". De son côté, Maître Chrystèle Chassagne-Delpech, avocate de l'accusée, indique et interroge : "On ne nie pas la maltraitance, mais peut-il s'agir de maltraitance involontaire ?" Le légiste répond de manière affirmative :"Il ne s’agit en aucun cas de coups portés effectivement."

Le docteur Magret s’interroge toutefois sur une fracture de Serena. Non pas sur sa cause, mais sur la souffrance de la fillette qui selon lui "ne pouvait pas être ignorée" à ce moment là, car "il y a obligatoirement eu des hurlements".  Il précise même que ces hurlement ont du être répétés à chaque fois que Serena a été déplacée, jusqu'à ce que ça guérisse. Du coup, il a aussi du mal à croire que personne ne l’a entendue, d'autant qu' il est formel sur un autre point : "Si Serena a survécu durant 23 mois, c'est parce qu'elle n'a pas vécu tout le temps dans le coffre de la voiture." 

Rien de tout cela n'a semblé ébranler Rosa Da Cruz qui est restée relativement impassible une bonne partie de l'après-midi. Lorsqu’elle a finalement réagi et essuyé quelques larmes, c’est en entendant une infirmière de l’hôpital de Brive témoigner de l’évolution et des progrès de Serena, après sa prise en charge.

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