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Faits divers – Justice

Il y a dix ans, à Saint-Nazaire, la passerelle du Queen Mary 2 s’effondre. Bilan: seize morts

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Par , France Bleu Loire Océan

C’était le 15 novembre 2003. La passerelle qui relie au quai le Queen Mary II, en cale sèche aux Chantiers à Saint-Nazaire s’effondre. L’accident provoque la chute d’une hauteur de 18 m de 45 visiteurs et employés des chantiers. Bilan: seize morts et 29 blessés.

La passerelle du Queen Mary II s'effondre le 15 novembre 2003
La passerelle du Queen Mary II s'effondre le 15 novembre 2003

Il était la fierté de toute une ville. Le Queen Mary II, un paquebot aux dimensions records: 345 m de long, 41 m de large et 72 m de hauteur (l'équivalent de 23 étages). Le 15 novembre 2003, le paquebot est ouvert à la visite. Les habitants de Saint-Nazaire se déplacent en famille au pied du navire. Il y a aussi les employés du chantier. Mais le rêve devient un cauchemar. En début d’après-midi, une passerelle d'échafaudage, montée entre le quai et le paquebot tombe 18 mètres plus bas, dans la cale sèche. La catastrophe fait 16 morts et 29 blessés. La structure métallique s'écrase sur les corps.

L'accident du Queen Mary 2  - Aucun(e)
L'accident du Queen Mary 2

 

Toute la ville est abattue

A Saint-Nazaire, les Chantiers de l’Atlantique emploient plus de 15.000 salariés. Tout le monde connaît dans sa famille un employé qui fabrique des paquebots. Chez les dirigeants de la société Endel qui a posé cette passerelle c’est l’incompréhension. Jusqu'à la mise à l'eau du bateau, des salariés des chantiers, des sous-traitants avaient emprunté sans problème, la passerelle d’1,20 m de large sur 20 m de long.  Après les premières constatations, une information judiciaire est ouverte par le parquet de Saint-Nazaire pour "homicides et blessures involontaires". L’enquête démontre que la passerelle n’était pas conçue pour supporter des charges importantes. 

 "succession de négligences"

En février 2008, le tribunal de Saint-Nazaire condamne les Chantiers de l'Atlantique (qui appartenaient au groupe Alstom à l'époque), constructeur du Queen Mary II, et Endel (groupe Suez), fabricant de la passerelle, à 150 000 euros d'amende chacun pour homicides involontaires et blessures involontaires ayant provoqué une incapacité totale de travail (ITT) de plus de trois mois, et à une amende totale de 177 500 euros chacun. La peine est inférieure aux réquisitions du parquet.

Deux cadres condamnés puis relaxés

Pour la Justice, la passerelle n'a pas été "construite dans les règles de l'art ". Le procureur parle d’une "succession de négligences, manquements et fautes ". Il demande une peine de trois ans de prison avec sursis et 45 000 euros d'amende à l'encontre de huit salariés des deux sociétés. Mais tous les huit sont relaxés. Une décision qui provoque la colère de certaines parties civiles.Le coordinateur d'ouvrage, et le responsable de la logistique qui avaient été relaxés en première instance seront condamnés respectivement par la cour d'appel de Rennes, en juillet 2009, à deux ans et dix-huit mois de prison avec sursis. Leurs condamnations seront finalement annulées à Versailles par la Cour de cassation le 23 novembre 2010.

Un peu plus d’un mois après le drame, le paquebot Queen Mary II est livré officiellement à son armateur anglais Cunard. Il est baptisé par Sa Majesté la reine Élisabeth II. 

Comme chaque année, le 15 novembre, une cérémonie d'hommage est prévue au jardin des plantes à Saint-Nazaire à 14h15, heure de l'accident il y a dix ans. C'est la dernière fois que l'association des victimes appelle à se rassembler.

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