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Faits divers – Justice

Ils cambriolaient des maisons de retraite du Biterrois : sept prévenus condamnés

vendredi 27 avril 2018 à 17:20 Par Margot Delpierre, France Bleu Hérault

Le tribunal de Béziers a condamné jeudi soir sept prévenus à des peines allant d'un an avec sursis à dix ans de prison ferme. Ils comparaissaient pour 21 cambriolages à Béziers et aux alentours. Ils volaient pour acheter de la drogue.

Suspension d'audience au tribunal correctionnel de Béziers.
Suspension d'audience au tribunal correctionnel de Béziers. © Radio France - Gaëlle Schüller.

Béziers, France

Les condamnations sont tombées jeudi à 23h30 au tribunal de Béziers, après plus de six heures de procès. Sept personnes ont été condamnées pour vol avec effraction (en récidive) à des peines allant d'un an avec sursis à dix ans de prison ferme.

Dans leur box, les prévenus s'embrouillent dans les dates. "Avec la drogue, vous savez.... se justifie l'un d'eux, oui, je pense que j'y étais". Ils comparaissent pour 21 cambriolages dans le Biterrois, commis entre novembre 2016 et janvier 2017. Parmi la liste de victimes : six maisons de retraite et un funérarium.

Quatre hommes sont assis dans le box. L'un, maigre et nerveux, passe du rire aux larmes en une seconde. Un autre à la carrure de rugbyman, considéré comme le meneur de la bande, retourne vite en prison après avoir copieusement insulté les juges, ajoutant à ses propos un bras d'honneur en direction de la présidente du tribunal.

Dans la salle, une femme comparait libre. Ses anciens complices la pointe du doigt tout le procès. Les autres prévenus, des receleurs, sont aux abonnés absents.

Leur mode opératoire

Ils procédaient presque à chaque fois de la même manière. Pendant que la femme faisait le guet - selon sa première déclaration - ils rentraient cagoulés par effraction grâce à un pied de biche ou un tournevis. Ils s'emparaient des télévisions et des ordinateurs. Les prévenus pouvaient "visiter" plusieurs établissements pendant une même nuit. Des maisons de retraite, des EPHAD, une association pour adultes handicapés, et même un funérarium.

Dans ses réquisitions la procureur de la République n'a pu s'empêcher de souligner avec ironie "le courage de s'en prendre aux concitoyens les plus faibles"

Je n'ai à aucun moment entendu un mot de regret - une avocate des parties civiles

Leur point de rendez-vous après les cambriolages semblait être le domicile de la femme. C'est chez elle qu'une fois le butin écoulé, ils consommaient de la drogue : cocaïne par intraveineuse mais aussi parfois crack et résine de cannabis.

La drogue en arrière-plan

Deux de prévenus - des frères - expliquent que les stupéfiants les aident à surmonter la mort de leur père, disparu tout au début des faits. La procureure rejette cette excuse : "Je ne veux pas que ce procès soit le procès du crack. [...] Ils n'ont exprimé aucune volonté de soin".  

Elle a demandé dix ans de prison ferme pour celui considéré comme le "meneur indiscuté de la troupe", "le plus dangereux" selon elle. Les juges l'ont suivi sur ce dossier.

Les autres cambrioleurs ont écopé de deux à cinq ans de prison ferme. Les deux receleurs s'en tirent avec un an de sursis et 18 mois ferme.