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Ils réclament justice pour Chloé, une Sarthoise décédée dans un accident en mars 2020

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Par , France Bleu Maine

La famille de Chloé Lerebourg, une Sarthoise de 28 ans décédée dans un accident de moto, après une collision avec un tracteur en mars 2020, dénonce une injustice. Elle demande que le conducteur, condamné pour conduite en état d'ivresse, soit jugé pour homicide involontaire.

 Chloé Lerebourg est décédée le 31 mars 2020 après une collision entre sa moto et un tracteur. Sa famille demande que justice lui soit rendue.
Chloé Lerebourg est décédée le 31 mars 2020 après une collision entre sa moto et un tracteur. Sa famille demande que justice lui soit rendue. - Florian Lerebourg

Depuis plus d'un an, sa famille demande que justice lui soit rendue. Chloé Lerebourg a perdu la vie après une collision avec un tracteur, le 31 mars 2020, entre Saint-Biez-en-Belin et Écommoy (Sarthe). Cette infirmière âgée alors de 28 ans rentrait du travail à moto.

Le conducteur du tracteur condamné pour conduite en état d'ivresse

Le conducteur de cet engin a été condamné le 17 novembre 2020 pour conduite en état d'ivresse. Il conduisait avec 2,23 grammes d'alcool par litre de sang. Une peine que ne comprend pas la famille de la victime. Elle demande une requalification des faits en homicide involontaire. "C'est déjà difficile de perdre une sœur ou une fille pour mes parents. Nous sommes encore effondrés. Mais nous sommes aussi en colère face à cette injustice. On ne comprend pas parce qu'il conduisait avec 2,23 grammes d'alcool et je précise qu'il était récidiviste. Il a été condamné l'année précédente après avoir été arrêté à 1,5 gramme. Ce n'était pas un petit taux la première fois, c'est pire la deuxième ! En plus, cela a conduit à la mort de ma sœur. Et il n'est pas jugé pour homicide involontaire", s'insurge Florian Lerebourg, le frère de la victime. 

Elle n'a pas pu dévier de sa voie avec la configuration de cette route.

Il estime par ailleurs que le comportement du conducteur de ce tracteur, le jour de l'accident, était suspect. "Il a soi-disant déplacé le tracteur pour éviter un suraccident. Il est rentré chez lui, il a téléphoné à son père pour savoir ce qu'il fallait faire. Il a laissé ma sœur sur la route, sans appeler les pompiers. Une automobiliste s'est arrêtée, c'est elle qui a appelé les secours. Entre temps, il est revenu"

Qui a provoqué la collision ? 

Mais une question reste en suspens : qui a provoqué la collision ? Le conducteur du tracteur aurait indiqué aux enquêteurs que c'était la jeune femme en se déportant. Une version que réfute la famille de la victime. "Pour nous, c'est lui qui l'a percutée. Elle n'a pas pu dévier de sa voie avec la configuration de cette route. Nous avons les plans, les images satellites : c'est vraiment une grande ligne droite, le premier virage est à 200 ou 300 mètres. Il faisait beau ce jour-là. Les enquêteurs ont procédé aux marquages au sols et ces marquages prouvent qu'il était en train de tourner pour emprunter le chemin qui conduit à sa ferme"

Puis, Florian Lerebourg s'interroge sur la vente du tracteur une semaine après l'accident : "Son assurance a pu l'expertiser, pas la nôtre. Il a quand même été vendu. C'est troublant"

S'il n'y a pas d'homicide involontaire, c'est comme si elle n'était pas morte dans cet accident. Nous ne pourrons pas faire notre deuil sans justice.

La famille de Chloé Lerebourg n'a pas pu se porter partie civile lors du procès en novembre dernier. "On ne rentrait pas dans la procédure parce qu'il était jugé pour une conduite en état d'ivresse et pas pour homicide involontaire. Donc, nous avons déposé une citation directe auprès de la procureure de la République du Mans pour une requalification des faits. Mais depuis le 17 novembre, nous sommes sans nouvelles. Nous avons l'impression que tout le monde s'en fout totalement. Lui déjà, parce qu'il n'a pas eu un mot pour nous, pas une excuse. Puis, la justice… Pour l'instant, c'est comme si ma sœur n'était pas morte. S'il n'y a pas d'homicide involontaire, c'est comme si elle n'était pas morte dans cet accident. Nous ne pourrons pas faire notre deuil sans justice. C'est important pour avancer. Mais avec mes parents nous sommes unis, et _nous ne lâcherons rien_"

Florian Lerebourg et ses parents ont écrit au président de la République, au ministre de la Justice, aux cinq députés de la Sarthe.

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Le chef de cabinet du président de la République a répondu à la famille. "Touché par le rappel du deuil cruel qui a vous a frappé, Monsieur Emmanuel Macron, m'a chargé de vous transmettre ses chaleureuses pensées. Il comprend, soyez-en certains, vos attentes d'une réponse judiciaire efficace. Toutefois, bien que sensible aux raisons ayant guidé votre démarche, je dois vous indiquer que le chef de l'Etat ne peut, en vertu du principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs, intervenir dans les affaires relevant de la justice", écrit-il dans un courrier en date du 18 mars 2021. 

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La députée Marietta Karamanli a elle aussi répondu aux proches de Chloé Lerebourg. Dans une lettre reçue ce mercredi 14 avril, l'élue indique avoir interpellé la procureure de la République du Mans par courrier. 

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