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Ils s'entraînent dans les Pyrénées-Orientales pour aller combattre Daesh

Par Baptiste Guiet, France Bleu Roussillon et France Bleu mardi 20 octobre 2015 à 17:38

A la frontière syro-irakienne, une position tenue par des anti- Daesh
A la frontière syro-irakienne, une position tenue par des anti- Daesh © Maxppp

Le groupe Assyrian French Legion envoie d'anciens militaires français en Irak pour lutter contre les troupes islamistes et protéger les chrétiens d'Orient. Certains stages d'entrainement se déroulent dans les Pyrénées-Orientales. Rencontre avec l'un des formateurs qui vit près de Perpignan.

Il préfère qu'on l'appelle Paul. Ce n'est pas son vrai prénom mais l'anonymat "c'est une question de sécurité" explique-t-il. Paul, militaire pendant une douzaine d'années, a rejoint les rangs de l'Assyrian French Legion il y a un peu plus d'un an. 

L'organisation se présente comme une branche de Dwekh Nawsha, une milice internationale chrétienne dont le but est de protéger en priorité les chrétiens d'Orient. 

"Nous on veut combattre Daesh. On veut combattre le mal où il est. Pour ça, on recrute d'anciens soldats parce que ce sont des gens qui ont déjà une formation de base." 

Le dépôt de candidature se fait sur internet. Ensuite la sélection est stricte, assure Paul. 

Si vous êtes xénophobe, si on a un soupçon de racisme, si vous voulez partir pour jouer les Rambo, vous ne serez pas pris. On n'est pas anti-musulmans."  

Plusieurs sites d'entraînement ont été créés, avec notamment des stages dans les Pyrénées-Orientales. "On s'entraîne surtout au combat corps-à-corps" précise Paul. 

Quelques hommes de l'Assyrian French Legion sont déjà en Irak : "Sur place, on peut se battre aux côtés des Kurdes"  assure Paul, pour qui tout est légal.

On n'est pas des mercenaires. Les hommes qui partent ne sont pas payés. Ils partent avec leur propre argent. C'est généralement un budget de 4500 euros."

L'Assyrian French Legion, qui revendique 300 anciens militaires dans ses rangs compte envoyer de nouveaux hommes sur le terrain en début d'année prochaine.

Interview d'un des formateurs de l'Assyrian French Legion