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Faits divers – Justice

Images d'exactions du groupe État islamique sur Twitter : l'Assemblée lève l'immunité parlementaire de Marine Le Pen

mercredi 8 novembre 2017 à 13:37 - Mis à jour le mercredi 8 novembre 2017 à 16:05 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé, ce mercredi, de lever l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, après une demande judiciaire. La présidente et députée du Front national avait partagé sur Twitter des photos d'une victime du groupe État islamique.

Marine Le Pen avait partagé sut Twitter les photos de victimes d'exactions du groupe État islamique.
Marine Le Pen avait partagé sut Twitter les photos de victimes d'exactions du groupe État islamique. © AFP - Philippe HUGUEN

Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé ce mercredi, après une demande judiciaire en vue de lever l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, députée FN qui avait diffusé sur Twitter des photos d'une victime du groupe Etat islamique, a-t-on appris de sources parlementaires. Cette levée d'immunité doit permettre qu'un "mandat d'amener" soit délivré et que l'élue du Pas-de-Calais se rende aux convocations du juge.

La levée d'immunité concerne uniquement l'affaire des tweets

La présidente du Front national fait l'objet d'une enquête ouverte pour l'envoi, en décembre 2015, de tweets contenant des photos d'exécution menées par le groupe État islamique (EI), dont celle du journaliste américain James Foley. La levée de l'immunité se limite aux faits incriminés et ne concerne pas l'affaire des assistants FN au Parlement européen.

Marine Le Pen dénonce une "décision de basse politique politicienne"

La présidente du FN a dénoncé une "décision de basse politique politicienne". "La liberté d'expression et de dénonciation, qui est consubstantielle au rôle de député, est morte avec cette décision de basse politique politicienne", a réagi Marine Le Pen auprès de l'AFP. "Mieux vaut être un djihadiste qui rentre de Syrie qu'une députée qui dénonce* les abjections de l'EI", a-t-elle ajouté.

L'immunité de Gilbert Collard déjà levée dans cette affaire

Le bureau, plus haute instance collégiale de l'Assemblée composée de 22 députés, ne s'est pas prononcé sur le fond du dossier concernant la présidente du FN, comme habituellement, mais sur le caractère sérieux, loyal et sincère de la demande de la justice. Le même bureau avait déjà levé l'immunité de Gilbert Collard, autre député frontiste, fin septembre pour cette affaire.