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Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

EN IMAGES - Professeur tué dans les Yvelines : des centaines de personnes rassemblées à Orléans

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Par , France Bleu Orléans

Des centaines de personnes se sont rassemblées, ce dimanche après-midi place de la République à Orléans, pour rendre hommage à Samuel Paty, le professeur d'histoire assassiné vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Retour en images sur ce rassemblement.

Une longue minute d'applaudissements après la Marseillaise effectuée par les centaines de personnes rassemblées place de la République à Orléans.
Une longue minute d'applaudissements après la Marseillaise effectuée par les centaines de personnes rassemblées place de la République à Orléans. © Radio France - Alexandre Frémont

Des centaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche après-midi place de la République à Orléans, pour rendre hommage à Samuel Paty, le professeur d'histoire-géographie assassiné ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. , conclut-il. semblement ce week-end après celui de la veille, place du Martroi toujours à Orléans. Certains brandissaient des pancartes, d'autres étaient silencieux. 

Ces habitants d'Orléans et de sa métropole ont entonné la Marseillaise et observé une longue minute d'applaudissement. Certains ont ensuite pris la parole, tour à tour, pour un coup de gueule, un ressenti ou un hommage.

C'est quelque chose d'assez violent, on se l'imagine pas tout de suite mais quand on y repense, c'est choquant, estime Raihane, 16 ans, élève en 1ère

Chacun a pris la parole devant les centaines de personnes présentes.
Chacun a pris la parole devant les centaines de personnes présentes. © Radio France - Alexandre Frémont
Le syndicat Snes-FSU a aussi pris la parole pour rendre hommage a Samuel Paty.
Le syndicat Snes-FSU a aussi pris la parole pour rendre hommage a Samuel Paty. © Radio France - Alexandre Frémont

Des élus ont également répondu présent à ce rassemblement, notamment Christophe Chaillou, président PS d'Orléans Métropole, Carole Canette, maire PS de Fleury-les-Aubrais ou encore Pascal Tebibel, adjoint à la mairie d'Orléans. La députée LREM Stéphanie Rist était également présente.

Des élus étaient aussi présents lors de ce rassemblement à Orléans.
Des élus étaient aussi présents lors de ce rassemblement à Orléans. © Radio France - Alexandre Frémont
Des élus étaient aussi présents lors de ce rassemblement à Orléans.
Des élus étaient aussi présents lors de ce rassemblement à Orléans. © Radio France - Alexandre Frémont

"On n'arrive pas à y croire"

Béthoul, une mère de famille et présidente de la FCPE à Ingré, est venue avec ses enfants, Fériel 13 ans, Raihane 16 ans et Anis 15 ans. "On n'arrive pas y croire", commente sa fille Raihane, élève en 1ère, "c'est quelque chose d'assez violent, on se l'imagine pas tout de suite mais quand on y repense, c'est choquant". "On s'imagine ce qu'il se serait passé et comment on aurait réagi si c'était arrivé à l'un de nos professeurs", continue-t-elle.

C'est un sujet délicat à aborder avec les copains estime son frère Anis, qui est en seconde. "On évite de trop en parler entre nous parce que c'est un sujet un peu déprimant et pas super de trop en parler, mais je suis totalement d'accord avec la manifestation", estime le jeune de 15 ans. C'est peut-être ce sujet-là qu'il faut aborder en classe affirme sa mère, "il faut réussir à ramener ceux qui doutent vers une pensée plus apaisée et plus intelligente peut-être", dit-elle. 

Des fleurs ont été déposées place de la République, ainsi que des dessins et des caricatures de Charlie Hebdo.
Des fleurs ont été déposées place de la République, ainsi que des dessins et des caricatures de Charlie Hebdo. © Radio France - Alexandre Frémont
Des fleurs ont été déposées place de la République, ainsi que des dessins et des caricatures de Charlie Hebdo.
Des fleurs ont été déposées place de la République, ainsi que des dessins et des caricatures de Charlie Hebdo. © Radio France - Alexandre Frémont
Mélanie, elle, a déposé un exemplaire de la République du Centre qui titre "Non, non et non" après l'assassinat de Samuel Paty.
Mélanie, elle, a déposé un exemplaire de la République du Centre qui titre "Non, non et non" après l'assassinat de Samuel Paty. © Radio France - Alexandre Frémont

"Samuel a péri parce qu'il faisait son métier"

Tout s'est organisé très vite, dès ce samedi, pour dénoncer cet assassinat explique les syndicats de professeurs. "Il y a des mouvements qui se sont organisés sur les réseaux sociaux, spontanément, dès samedi et on voulait quelque chose de plus organisé ce dimanche pour rendre hommage à notre collègue des Yvelines qui a péri, parce qu'il enseigne et qu'il fait son métier, tout simplement", commente Bruno Chirouse, secrétaire du syndicat FSU. "On crie aussi notre colère en demandant à ce qu'il n'y ai plus jamais ça mais il y a cinq ans, en janvier 2015, après Charlie, on était plus nombreux, on se disait déjà que ça ne pouvait pas aller plus loin et finalement si", se désole Bruno Chirouse.

Une minute de silence sera observée à la rentrée, détaille Bruno Chirouse, qui espère "qu'on ouvre le débat, pour qu'on puisse discuter plus profondément par rapport à ce qu'il s'est passé". "On s'attaque à la liberté d'enseigner tout simplement", conclut-il.

Un hommage national sera rendu à Samuel Paty mercredi, a précisé ce samedi l'Elysée.

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