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Immersion chez les policiers de Vaucluse

Par Aurélie Lagain et Jean-Pierre Burlet, France Bleu Vaucluse lundi 10 octobre 2016 à 11:03

Police scientifique de Carpentras
Police scientifique de Carpentras © Radio France - Jean-Pierre Burlet

Beaucoup de clichés et d'idées reçues planent sur la police scientifique et la BAC, la brigade anti-criminalité. France Bleu Vaucluse est allé à la rencontre des policiers.

Au commissariat de Carpentras, comme dans les autres commissariats de France, il existe un service qui prend de plus en plus d'ampleur : le SLPT (service local de police technique).

Quatre fonctionnaires qui travaillent à recueillir les indices sur les scènes de crime et à les faire parler. Leur arme de prédilection ce n'est pas le 357 Magnum mais l'appareil photo !

A Carpentras, l'équipe est jeune, composée de trentenaires, et ses résultats font la fierté du commissaire Ravel leur patron.

"C'est un des services les plus intéressants, qui reflète une image dynamique de la police. On apporte le juridique technique, ça nous permet de toucher à tout, d'être entre le labo et l'enquêteur." - Nicolas Arquizan, responable du SLPT

Relevé d'empreintes sous UV à la police scientifique - Radio France
Relevé d'empreintes sous UV à la police scientifique © Radio France - Jean-Pierre Burlet

Il faut dire que depuis Bertillon, inventeur du relevé d'empreintes digitales, le métier à changé. Aujourd'hui les "paluches" (les empreintes digitales) sont toujours d'actualité mais c'est la façon de les relever qui a évolué, et puis il y a aussi les empreintes génétiques.

"On a eu beaucoup de gens qui nous ont dit que notre contact avait permis de se sentir rassuré, quand on est victime d'un simple cambriolage. C'est valorisant." - Nicolas Arquizan, responable du SLPT

Ce qui ne peut être analysé sur place est envoyé au labo de Marseille. Mais à Carpentras il y a aussi un petit labo équipé de sa paillasse

Nicolas Arquizan

Police scientifique : relevé d'empreintes sous UV - Radio France
Police scientifique : relevé d'empreintes sous UV © Radio France - Jean-Pierre Burlet

Dans la voiture de la BAC

A Avignon, une trentaine de policiers compose la BAC d'Avignon, la Brigade anti-criminalité. Pas toujours de grandes affaires, mais des missions de surveillance et de prévention

Jean-Pierre Burlet en patrouille avec la BAC

La BAC est prête pour la patrouille - Radio France
La BAC est prête pour la patrouille © Radio France - Jean-Pierre Burlet

Parmi les "Baqueux", Christophe (major), Tony et Frédéric sont des policiers en tenue qui agissent en civil. Ils "s'adaptent à toutes les interventions" et ont désormais des attributions nouvelles : les tueries de masse, protection des hautes personnalités.

"Il faut être passionné, car c'est un métier qui demande un engagement aussi bien personnel que physique. Familial, avec des horaires atypiques avec beaucoup de décalage, il faut que la cellule familiale puisse supporter ça. Moralement, il faut le supporter, ça peut être compliqué. Tant qu'on a le feu on continue." - Christophe, major de la BAC.

Jean-Pierre Burlet a rencontré les hommes de la BAC

A côté des voitures de la BAC, les véhicules siglés - Radio France
A côté des voitures de la BAC, les véhicules siglés © Radio France - Jean-Pierre Burlet

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