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Faits divers – Justice DOSSIER : Immeubles effondrés à Marseille

Immeubles effondrés à Marseille : un septième corps découvert dans les décombres

jeudi 8 novembre 2018 à 17:46 - Mis à jour le jeudi 8 novembre 2018 à 19:59 Par Anne Jocteur Monrozier, France Bleu Provence et France Bleu

Un septième corps, celui d'un homme, a été retrouvé dans les décombres des immeubles effondrés lundi rue d'Aubagne à Marseille, a indiqué ce jeudi soir Jean-Claude Gaudin, le maire de la ville, qui fait face aux critiques.

Les pompiers inspectent un bâtiment situé le long de la rue Aubagne, à Marseille
Les pompiers inspectent un bâtiment situé le long de la rue Aubagne, à Marseille © AFP - Gérard Julien

Marseille, France

Le corps d'une septième victime, un homme, a été découvert ce jeudi dans les ruines des immeubles effondrés lundi dans le quartier de Noailles, a précisé le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux, confirmant les propos de Jean-Claude Gaudin sur BFMTV. Les recherches avaient repris en début d'après-midi après leur suspension mercredi soir, le temps de "déconstruire" deux immeubles mitoyens (aux numéros 69 et 71 de la rue d'Aubagne) qui menaçaient de s'écrouler et mettaient en danger les marins-pompiers. Six autres corps ont été retrouvés, ceux de quatre hommes et deux femmes. Cinq d'entre eux ont été identifiés : il s'agit d'occupants du numéro 65 de la rue.

Les chances de retrouver encore des survivants, "sont minces, très minces, mais réelles", a précisé le vice-amiral Charles-Henri Garié, commandant du bataillon des marins-pompiers de Marseille. Selon les autorités, une personne pourrait encore se trouver sous les décombres du 65 rue d'Aubagne, seul bâtiment officiellement occupé parmi les trois qui se sont effondrés lundi. Les deux autres immeubles (aux numéros 63 et 67) étaient murés et théoriquement vides, même si plusieurs témoignages indiquent que l'un d'eux était souvent squatté.

Le maire de Marseille face aux critiques

Muet depuis trois jours et cible de nombreuses critiques, le maire de Marseille est sorti de son silence à la mi-journée. Lui et ses élus ont tenu une conférence de presse, lors de laquelle Jean-Claude Gaudin a exclu de démissionner et a défendu son action. "Je ne regrette rien", a déclaré l'édile, soulignant les "35 millions d'euros investis depuis 2005" pour l'éradication de l'habitat indigne. "L'heure n'est pas aux polémiques", a-t-il ajouté, visiblement agacé, dénonçant "invectives et anathèmes jetés à travers les médias et les réseaux sociaux".

Une enquête citoyenne #BalanceTonTaudis

Alors que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a promis mardi un "audit précis" des logements insalubres par l'État et que la psychose et la colère s'intensifient dans la ville, une enquête citoyenne en ligne a été lancée mercredi soir par le quotidien La Marseillaise, en partenariat avec Emmaüs Pointe-Rouge, le Donut Infolab et Droit au logement pour recenser l'habitat indigne à Marseille. La plateforme incite les internautes à partager leurs témoignages sur les réseaux sociaux en utilisant le mot dièse #BalanceTonTaudis.

Selon le rapport Nicol commandé par le gouvernement en 2015, "au vitriol" et d'un "parti-pris extraordinaire" selon Jean-Claude Gaudin, quelque 100.000 personnes vivent dans des conditions d'indignité à Marseille.