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Faits divers – Justice DOSSIER : Immeubles effondrés à Marseille

Immeubles effondrés à Marseille : "La Ville lutte contre le logement insalubre", répond Jean-Claude Gaudin

jeudi 8 novembre 2018 à 12:24 Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence et France Bleu

Lors d'une conférence de presse, le maire de Marseille a répondu ce jeudi à la polémique sur la responsabilité de la mairie après l'effondrement des immeubles. Des milliers de logements sociaux sont "démolis puis reconstruits", assure Jean-Claude Gaudin pour qui "le temps n'est pas à la polémique".

Jean-Claude Gaudin ce jeudi lors de la conférence de presse à l'Hôtel de ville de Marseille
Jean-Claude Gaudin ce jeudi lors de la conférence de presse à l'Hôtel de ville de Marseille © Maxppp -

Marseille, France

Lors d'une conférence de presse à l'hôtel de ville de Marseille ce jeudi, Jean-Claude Gaudin a assuré que "la Ville lutte contre le logement insalubre depuis 15 ans" après l'effondrement des immeubles lundi matin dans le quartier de Noailles, qui a provoqué la mort de six personnes à ce jour. Le maire de Marseille a également apporté son "soutien plein et entier envers les familles" et expliqué que "le temps n'est pas à la polémique". Il a annoncé que les recherches des victimes reprenaient dès ce jeudi, après la destruction des numéros 69 et 71 de la rue d'Aubagne, qui menaçaient de sécrouler à leur tour et mettaient en danger les marins-pompiers.

Vous pensez qu'un capitaine démissionne en pleine tempête ?" (Jean-Claude Gaudin)

"Démissionner ? Vous pensez qu'un capitaine démissionne en pleine tempête ?" a répondu Jean-Claude Gaudin quand un journaliste lui a demandé s'il avait "songé à démissionner" après le drame de la rue d'Aubagne.

200 millions engagés pour la rénovation à Marseille

Jean-Claude Gaudin a tenu à rappeler que "près de 200 millions d'euros ont été engagés" pour la seule ville de Marseille "pour la rénovation de l'habitat public et privé" et que "des milliers de personnes ont été relogées, des centaines de logements ont été rénovées" avant d'en appeler à l'État "pour accélérer les opérations dans les habitats privés dans un état préoccupant".

180 personnes relogées

Sabine Bernasconi, maire LR du 1er arrondissement de Marseille a précisé que "180 personnes ont été relogées", après les évacuations dans le quartier de Noailles. Arlette Fructus, adjointe au logement, a souligné "l'élan de solidarité aux côtés des victimes" avant de revenir sur la situation des trois immeubles qui se sont écroulés.

Des détails sur les immeubles effondrés

L'élue a rappelé que le numéro 63 appartenait au bailleur social Marseille Habitat et que l'acquisition de cet immeuble avait été faite dans le cadre de la lutte contre l'habitat indigne après un arrêté de péril imminent "pris en septembre 2005". "Marseille Habitat est devenu propriétaire au bout de 10 ans de procédure" a regretté Arlette Fructus.

Concernant le numéro 65, Arlette Fructus a confirmé qu'en octobre dernier, un arrêté de péril imminent avait été pris avec un délai de 21 jours pour effectuer des travaux. Cet arrêté visait l'appartement du premier étage, évacué pour que les travaux puissent être faits. "L'enquête est en cours", a précisé de son côté Jean-Claude Gaudin avant d'ajouter qu'il y avait eu "une alerte". Un expert s'est rendu sur place le 18 octobre. Des travaux ont été faits mais il a été conclu qu'il n'y avait "pas lieu de faire partir les autres habitants", a expliqué le maire de Marseille. 

Enfin concernant le numéro 67, le propriétaire avait engagé une procédure judiciaire à l'encontre de la copropriété mitoyenne située au numéro 65. "Marseille Habitat s'était joint à cette procédure" a précisé Arlette Fructus. 

Quatre évacuations d'immeubles au cours des dernières 24 heures

Jean-Claude Gaudin a également affirmé que la ville "n'est pas à la traîne" concernant les arrêtés de périls. Julien Ruas, adjoint à la prévention des risques à la ville de Marseille, a indiqué que "toute l'année, les services municipaux sont confrontés à des appels par des propriétaires, locataires, bailleurs et syndics". Les agents se rendent alors sur place pour évaluer la situation et "dans l'heure", l'avis d'un expert mandaté est demandé.  Au cours des dernières 24 heures, 51 signalements ont été faits et ont nécessité 37 interventions. "quatre ont fait l'objet d'une évacuation" selon Julien Ruas, dont un immeuble rue Pythéas, près du Vieux-Port.

Enfin les élus de la ville de Marseille ont expliqué qu'en 2016 et 2017, des marchands de sommeil et des bailleurs ont été condamnés à de la prison ferme.