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Dossier : Incendie de la forêt de Chiberta à Anglet

Incendie à Anglet : "C'est un spectacle de désolation complet", témoigne le maire Claude Olive

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Par , , France Bleu, France Bleu Pays Basque

L'émotion après l'inquiétude ce vendredi. L'incendie qui s'est déclaré jeudi en fin de journée, à Anglet, est maîtrisé mais il a détruit une grande partie du domaine du Pignada, une centaine d'hectares. Pour le maire, c'est "toute une partie du patrimoine environnemental qui est partie en fumée".

L'incendie a détruit une grande partie du domaine du Pignada à Anglet, une centaine d'hectares sur les 270 hectares de forêt.
L'incendie a détruit une grande partie du domaine du Pignada à Anglet, une centaine d'hectares sur les 270 hectares de forêt. © Radio France - Damien Mestre

"C'est une catastrophe, il n'y a pas de mots..." Après l'incendie qui a ravagé près de 100 hectares de forêt de pins à Anglet et 65 hectares de zones pavillonnaires, le maire de la commune, Claude Olive, témoigne ce vendredi sur France Bleu Pays Basque. Il répond à Yves Tusseau, rédacteur en chef. 

Yves Tusseau : Claude Olive, j'ai deux mots ce matin : catastrophe et désastre... 

Claude Olive : Je rajouterais tristesse. Une immense tristesse. On a toute une partie du patrimoine environnemental qui est partie en fumée ce jeudi soir. C'est un spectacle de désolation complet, il n'y a pas de mots. Sur les 250 hectares de forêt, 100 hectares sont partis. Et avec ce qu'on appelle les sauts de feu, on est sur une totalité de 165 hectares. Nous n'avons plus de parc Izadia. Plus de maison de l'environnement. Au total, 11 maisons ont été touchées et cinq sont inhabitables... C'est une catastrophe. 

Le feu s'est propagé aussi vite que la vitesse d'un cheval au galop.

Heureusement il n'y a pas de victime et c'est presque un miracle. On l'a vu, les policiers et les pompiers ont eu du mal à évacuer les personnes de leurs habitations... 

C'est un miracle parce que, d'abord, on a le sens de la propriété. Donc c'est très difficile de faire comprendre aux gens qu'il faut laisser sa maison et partir. Mais il y avait une telle violence de feu, une telle vitesse avec des conditions météo totalement défavorables aux incendies, avec un fort vent qui s'est levé... Le feu s'est propagé aussi vite que la vitesse d'un cheval au galop. C'était très impressionnant le bruit, il n'y a pas de mots, c'est du jamais vu. 

Avez-vous un début d'explication sur ce qu'il s'est passé ce jeudi en fin de journée ? 

Aucune. On sait à peu près d'où serait parti le feu donc les enquêteurs vont se mettre au travail. Les premières fumées sont arrivées derrière Orok Bat [Stade de sport NDLR], en milieu de forêt. Mais tout ça reste à déterminer avec les services de police évidemment. 

Izadia réduit en flamme, le feu était très impressionnant... 

Il a a attaqué le bâtiment d'Izadia, qui était en grande partie en bois puisqu'on était dans le centre environnemental où on recevait les gamins avec des activités très pédagogiques, et tous les services environnementaux ... C'est un tas de cendre ce matin, c'est très compliqué à vivre. 

Ma préoccupation aujourd'hui c'est que le feu ne reparte pas.

Avez-vous une idée de l'impact des dégâts ? 

Non, mais nous sommes assurés de la solidarité gouvernementale. Ma préoccupation aujourd'hui c'est que le feu ne reparte pas. Nous avons des craintes sur une possible reprise. J'invite tous les riverains à ne pas essayer de revenir chez eux ce vendredi matin, ils ne pourront revenir peut-être qu'en fin d'après-midi. Il faut laisser le temps aux pompiers de faire leur travail. On a des casernes du Gers, des Charentes, des Landes qui sont venues prêter main forte. Il y a 130 pompiers sur site. On donnera le temps en fin d'après-midi quand on sera assuré d'une non possibilité de reprise du feu. J'appelle tous les Angloy à ne pas chercher à revenir chez eux, on leur fera signe. On va ouvrir une cellule de crise à la salle des fêtes et ils pourront s'y rendre pour se renseigner. 

Et ensuite il faudra reconstruire, replanter ?

Il faudra reconstruire, replanter... Et il faudra se poser une question, à mon avis basique, sur l'entretien de cette forêt : est-ce-qu'on continue à avoir une forêt comme on l'avait, où on laissait la végétation plutôt aller et on ne faisait que les bordures de chemin... ou est-ce-qu'on met de l'entretien dans cette forêt et on essaie d'y faire de l'éco-pâturage. Moi je suis plutôt sur ce schéma-là. Ce sera le débat la semaine prochaine, comptez sur moi.

Vous savez je suis né au cœur de cette forêt. Je me rappelle enfant de cette forêt a perte de vue où on voyait tout le monde faire le soutrage pour les bêtes, où les servantes de Marie venaient avec les moutons, où les vaches du refuge passaient... Et aujourd'hui on est sur une autre gestion, je pense que ce n'est pas la bonne.

Parfois il faut savoir regarder derrière et revenir sur certaines choses ?

Il faut oui. En tout cas on ne l'apprend pas dans les livres, il faut juste se souvenir du passé. 

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