Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Incendie à l'EPSM d'Armentières : les deux infirmières qui ont sauvé leurs patients témoignent

-
Par , France Bleu Nord, France Bleu

Le bilan aurait pu être bien plus lourd après l'incendie dans la nuit de samedi à dimanche 24 janvier, à l'EPSM d'Armentières. Deux infirmières du service, qui ont fait sortir une partie des patients, ont été saluées par la direction. Elles témoignent.

L'incendie a fait huit blessés, mais le bilan aurait pu être bien pire reconnaît la direction.
L'incendie a fait huit blessés, mais le bilan aurait pu être bien pire reconnaît la direction. © Radio France - Philippine Oisel

Christine et Samantha sont deux jeunes infirmières de 26 et 23 ans, l'une travaille depuis un an, l'autre depuis deux ans et demi. L'une a vue les flammes, l'autre la fumée noire dans les couloirs du premier étage de l'EPSM d'Armentière dans la nuit de samedi à dimanche 24 janvier. Le drame a été évité de peu, en partie grâce à elles. Elles ont fait sortir la grande majorité des patients malgré le danger.

"Il restait cinq patients en haut : on a juste pu leur crier de fermer leurs portes et de mettre un linge pour se protéger." 

"Le bilan aurait pu être bien plus désastreux pour nos patients et nos soignants" admet la direction : huit personnes ont été blessées au total. Deux sont toujours hospitalisées, mais les six autres ont pu sortir, dont ces deux infirmières du service. 

Des patients endormis, certains sous sédation

A la vue des flammes, Samantha a couru d'une chambre à l'autre. "D'abord j'ai essayé de réveiller les patients en les secouants, mais après quand j'ai vu qu'on ne m'entendait pas, j'ai crié, j'ai tapé sur les murs." Car à cette heure de la nuit, les patients dorment, certains sous sédations. Certains ne se réveillent pas, et le feu progresse vite. Alors elle a du prendre une décision difficile. "Quand j'ai vu qu'il y avait trop de fumée, j'ai pris les patients que j'avais et je suis sortie sans me retourner." 

Christine et Samantha racontent cette nuit très marquante.

Christine l'accompagne alors, puis tente de remonter. "Il restait cinq patients en haut, les plus endormis, qu'on n'a pas réussi à descendre." Mais la fumée est trop épaisse, l'air est irrespirable. "On a juste pu crier aux patients de fermer leurs portes et de mettre un linge pour se protéger. C'est ça qui était le plus difficile, même si on savait que les pompiers arrivaient, _on ne savait pas s'ils allaient réussir à tous les sauver._" Samantha complète : "ou dans quel état ils allaient les retrouver."

Elles n'ont pas repris le travail pour l'instant

Malgré leur jeunesse, elles ont "fait preuve d'un grand sang froid" a salué la direction, et le secrétaire d'Etat nordiste Laurent Pietraszewski, en visite à l'EPSM lundi 25, rend hommage à "des héros du quotidien". Les deux jeunes femmes restent très affectées : elles ont du mal à dormir, des flashs de la nuit leur reviennent. Elles n'ont pas repris le travail pour l'instant.

Une enquête de police est en cours pour déterminer l'origine de l'incendie. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess