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Faits divers – Justice
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen : l'inquiétude des soldats du feu

270 pompiers sont intervenus pour éteindre l'incendie à l'usine chimique Lubrizol à Rouen et certains sont inquiets pour leur santé à long terme. Le SDIS76 met en place un suivi sanitaire exceptionnel. Les pompiers ont deux prises de sang à faire pour détecter une éventuelle intoxication.

Les pompiers de Seine Maritime ont été les premiers exposés lors de l'incendie de Lubrizol.
Les pompiers de Seine Maritime ont été les premiers exposés lors de l'incendie de Lubrizol. © Radio France - Anne Bertrand

Rouen, France

Sur les 270 pompiers mobilisés sur l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, cinq ont fait remonter une gêne à leur hiérarchie selon le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de Seine Maritime. La CGT estime qu'il y en a davantage. Principaux symptômes déclarés : irritation des yeux et de la gorge, maux de tête et coliques.  Aucun pompier n'a été hospitalisé mais l'inquiétude est réelle. 

Tous les pompiers savent, quand ils éteignent un feu, qu'ils s'exposent à des fumées toxiques mais là il s'agit d'un incendie dans une usine chimique. Ils ignorent ce qu'ils ont véritablement inhalé et ils sont inquiets. La direction du SDIS 76, qui dit les comprendre, a décidé de mettre en place un suivi sanitaire exceptionnel. Les ordonnances sont en route: tous les pompiers présents sur le site de Lubrizol feront deux prises de sang. Une première ces jours ci, une seconde 30 jours plus tard car il faut trois semaines pour détecter une éventuelle intoxication dans le sang.  

Aucun pompier n'a fait jouer son droit de retrait

Des pompiers s'inquiètent aussi de n'avoir pas été assez protégés lors de l'extinction de l'incendie.  Ceux qui étaient directement au contact du feu étaient équipés d'appareils respiratoires isolants mais, selon la CGT, il y a eu des ruptures d'approvisionnement en air. Il était difficile de refaire le plein de bouteilles au vu de l'ampleur des besoins sur le site.  

Et puis d'autres pompiers, à l'arrière, portaient un simple masque de papier de type FFP2. Pas suffisant pour protéger des particules d'amiante et d'hydrocarbures.  

Certains ont hésité, reconnaît le SDIS 76, à se porter volontaires pour aller sur Lubrizol. Mais aucun n'a fait valoir son droit de retrait. Un CHSCT extraordinaire se tient ce mardi après-midi. 

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