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Incendie d'Antic Line : 25 salariés au chômage technique

Par Emmanuel Grabey, France Bleu Roussillon mardi 3 juin 2014 à 11:49

Le feu a intégralement ravagé le magasin Antic Line
Le feu a intégralement ravagé le magasin Antic Line © Radio France

Les conséquences de l'incendie du magasin Antic Line, survenu dans la nuit de dimanche à lundi dans le quartier de la gare à Perpignan, sont lourdes : les 25 salariés se retrouvent au chômage technique. 26 riverains ont dû être relogés le temps que le bâtiment, qui menace de s'effondrer, soit sécurisé

Les conséquences de l'énorme incendie qui s'est produit dans la nuit de dimanche à lundi dans le quartier de la gare à Perpignan sont lourdes. Le magasin de meubles Antic Line, un bâtiment de près de 4000 m², situé avenue Henri Ribère, a été entièrement détruit par les flammes. Selon les premiers éléments de l'enquête, le feu aurait pris dans une caravane, qui était garée tout contre l'entrepôt, à proximité d'une entrée. 

 

Incendie / ENRO Salariés

Conséquence sociale de cette catastrophe : les 25 employés de la société se retrouvent au chômage technique . Ils n'ont pu, à leur arrivée sur les lieux du sinistre, lundi, à l'heure de l'embauche, que constater l'ampleur des dégâts. Une catastrophe pour certains d'entre eux, explique un salarié d'Antic Line : "Mon collègue avait signé la semaine dernière pour se faire construire une maison. Pour lui, tout est perdu. Ce n'est pas simplement une entreprise qui part en fumée. Ce sont 25 vies qui sont foutues en l'air".

"On est tous dans la même galère. On va se retrousser les manches, et on va remonter l'entreprise."

Au milieu de la petite troupe des salariés, leur patron Thierry Comez, explique qu'il ne compte pas se laisser abattre. Il veut relancer son activité au plus vite , mais pas sur le même site, car il lui faudrait attendre la démolition et la reconstruction du bâtiment : "C'est impossible, ce serait trop long ! L'activité doit repartir au plus vite. Tous les salariés ont la volonté de continuer à travailler avec moi. Donc on va se mettre en quête d'un nouveau local, suffisamment grand, et puis en avant !"

Du côté des salariés, on est sur la même ligne que le patron. Céline est comptable dans l'entreprise depuis sept ans. Pour elle, il est hors de question de quitter le navire dans un moment difficile : "On est tous dans la même galère. On retrousse ses manches, et on y va, on peut remonter l'entreprise ! Je ne dis pas que ça se fera en un jour, mais dans un, deux ou trois mois... En tout cas, il faut essayer, il faut se battre". 

La reprise de l'activité est conditionnée au feu vert des assurances. Tout dépendra du rapport de l'expert qui a été mandaté pour évaluer les dégâts.

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