Faits divers – Justice

Incendie dans un bar à Rouen : une partie de la famille d'Ophélie est originaire de l'Indre

Par Jérémy Marillier et Mathilde Choin, France Bleu Berry dimanche 7 août 2016 à 18:23

Treize personnes ont perdu la vie, vendredi, dans ce bar du centre-ville de Rouen.
Treize personnes ont perdu la vie, vendredi, dans ce bar du centre-ville de Rouen. © Radio France - Jérémy Marillier

Les grands-parents d'Ophélie, la jeune policière décédée dans l'incendie d'un bar à Rouen, sont originaires de l'Indre. Ils se sont rendus dimanche sur les lieux du drame, avec le reste de la famille.

Une partie de la famille d'Ophélie, cette jeune femme qui fêtait ses 20 ans vendredi soir dans un bar de Rouen (Seine-Maritime), est originaire de l'Indre. Ses grands-parents devaient venir la chercher lundi 8 août à Châteauroux pour qu'elle passe quelques jours de vacances chez eux. Ils ont appris la nouvelle à la radio et sont partis à Rouen dès que possible.

"On est partis tout de suite quand on a appris la nouvelle"

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Sur place, l'émotion est toujours très vive, un peu plus de 48 heures après le terrible incendie. Une soirée d'anniversaire qui a viré au drame au Cuba Libre : treize personnes sont mortes et sept autres blessées, suite à un incendie déclenché par les bougies du gâteau d'anniversaire.

Dimanche, la famille d'Ophélie est allée se recueillir sur les lieux du drame, en déposant des fleurs. Un moment forcément très dur pour Éliane Alessandrini, sa grand-mère. Elle répond au micro France bleu de Jérémy Marillier.

"Elle devait venir en vacances à la maison", Éliane, la grand-mère d'Ophélie

Normalement, elle aurait dû partir mardi. Mais son départ a été retardé

Ses parents, ses grands-parents sont restés de longues secondes, prostrés devant le Cuba Libre. "Normalement, elle n'aurait pas dû être là" explique sa grande-mère. Ophélie, son diplôme de policier en mains, aurait dû partir la semaine précédente dans l'armée, dans l'artillerie. "Mais son départ a été repoussé de quelques mois".

La jeune fille avait organisé cette fête au Cuba libre, sans prévenir sa famille : "Elle ne nous l'avait pas dit. Je lui avais dit "non tu vas t'en aller dans l'armée, ne te fais pas trop de frais", elle m'avait dit "oui mamie, je viens vous voir lundi."

La douleur de ses proches semble renforcée par un manque d'information. Eliane, la grand-mère d'Ophélie, aimerait tout simplement comprendre : "On aurait voulu rencontrer quelqu'un pour qu'il nous dise ce qui s'est passé, comment c'est arrivé, est-ce que certains ont pu être sauvés ? On ne sait pas."

Les autopsies des treize victimes doivent se poursuivre jusqu'à jeudi. Le rapport de l'expert en incendie est lui aussi attendu jeudi. Les enquêteurs s'interrogent sur les matériaux utilisés et leurs possibles conséquences dans la propagation de l'incendie.