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Faits divers – Justice

Incendie dans une caserne de gendarmerie à Meylan : "On aurait pu avoir une affaire dramatique, des morts et blessés"

vendredi 27 octobre 2017 à 0:32 Par Denis Souilla et Alexandre Berthaud, France Bleu Isère et France Bleu

Le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, a jugé jeudi "particulièrement inquiétant" que les gendarmes et leurs familles aient été "directement visés" après l'attaque d'une brigade à Meylan (Isère). Des voitures de militaires ont été incendiées dans la nuit de mercredi à jeudi.

Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, et Yves Marzin, commandant de la gendarmerie de l'Isère
Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, et Yves Marzin, commandant de la gendarmerie de l'Isère © Radio France - Alexandre Berthaud

Meylan, France

Quatre véhicules personnels de gendarmes, dont un garé sous les logements des familles de la caserne de gendarmerie de Meylan dans l’Isère, ont été volontairement incendiés, dans la nuit de mercredi à jeudi, peu après 3h30 du matin. Neuf familles de gendarmes ont dû être évacuées. Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, a jugé jeudi "particulièrement inquiétant" que les gendarmes et leurs familles aient été "directement visés" dans l'attaque d'une brigade à Meylan (Isère). Des voitures de militaires ont été incendiées dans la nuit de mercredi à jeudi.

Du grillage découpé, un cadenas pour bloquer une entrée

Après cet incendie volontaire, le procureur de la République de Grenoble a précisé qu'un grillage a été découpé le long de l'enceinte de la caserne de gendarmerie, dans une zone très boisée bordée par une autoroute. Jean-Yves Coquillat a ajouté que "des produits inflammables ont été utilisés, très probablement". Aucune caméra de vidéosurveillance ne se trouvait dans l'enceinte de la caserne cependant d'éventuelles vidéo prises sur la voie publique aux alentours pourraient être exploitables.

Lors des premières constatations après cet incendie, il s'avère qu'un cadenas a été posé pour, sans doute "pour ralentir l'arrivée des secours", suppose Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble.

Pas de revendication

Jean-Yves Coquillat a ajouté qu'il n'excluait aucune piste, mais que pour l'instant "l'action n'a pas été revendiquée sur le site des anarcho-libertaires", qui avait en revanche revendiquée celle du 21 septembre dernier, l'incendie du garage de la caserne du groupement de gendarmerie de l'Isère à Grenoble et des locaux techniques. "Il y a des points communs, mais ce n'est pas exactement" le même processus, a précisé le procureur qui n’exclut pas, non plus, la piste de la "vengeance".

"Un sabotage", "du terrorisme"

Pour le magistrat, l'incendie de la caserne de gendarmerie de Meylan "est l'œuvre de personnes qui savent ce qu'ils font, c'est un sabotage. (...) De tels actes peuvent s'apparenter à du terrorisme", a souligné le magistrat. "Ce qui est certain, c'est qu'il s'agit d'incendie volontaire".

On aperçoit, à travers le feuillage, la façade de la gendarmerie noiricie par les fumées - Radio France
On aperçoit, à travers le feuillage, la façade de la gendarmerie noiricie par les fumées © Radio France - Alexandre Berthaud

"Les conséquences auraient pu être dramatiques"

"Si les gendarmes n'avaient pas réagi, on aurait pu avoir une affaire dramatique, avec des morts et des blessés", a indiqué Jean-Yves Coquillat. Le procureur de la République de Grenoble a jugé "inquiétant" que "les véhicules incendiés étaient sous les habitations des gendarmes" et "heureusement, des gendarmes et leur familles ont été réveillés par les odeurs de l'incendie et ont attaqué l'incendie avec des extincteurs."

"Heureusement, des gendarmes et leur familles ont été réveillés par les odeurs de l'incendie et ont attaqué l'incendie avec des extincteurs" — Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble

"Si aucun blessé n'est à déplorer, il apparaît clairement que cet incendie dans l’enceinte de la caserne est d’origine criminelle", a précisé Gérard Collomb jeudi matin. Le ministre de l’Intérieur, a également condamné "_avec la plus grande fermeté cet acte criminel qui aurait pu avoir des conséquences humaines dramatique_s" et a insisté pour que l'on trouve les responsables et qu'ils soient jugés. Une cellule psychologique a été mise en place pour les gendarmes et leurs familles qui ont été visées par cette attaque.

Le deuxième incendie criminel dans une gendarmerie en quelques semaines

C'est la section de recherches de la Gendarmerie de Grenoble qui est en charge de l'enquête. Il s'agit du deuxième incendie criminel en un peu plus d'un mois, qui cible les locaux de gendarmerie en Isère. Le 21 septembre dernier, le garage de la caserne du groupement de gendarmerie de l'Isère à Grenoble et des locaux techniques, ont été incendiés. L'acte a été revendiqué par la mouvance ultra gauche.

  - Visactu
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Meylan, dans la périphérie grenobloise - Radio France
Meylan, dans la périphérie grenobloise © Radio France - Denis Souilla