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Incendie de la cathédrale de Nantes : le bénévole écroué est "dépassé" et "regrette les faits"

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Le bénévole du diocèse suspecté d'être lié à l'incendie de la cathédrale de Nantes le 18 juillet a été à nouveau placé en garde à vue ce samedi soir puis mis en examen pour destruction et dégradation par incendie. Il est désormais en détention provisoire.

Le principal suspect de l'incendie de la cathédrale de Nantes a été mis en examen. Le principal suspect de l'incendie de la cathédrale de Nantes a été mis en examen.
Le principal suspect de l'incendie de la cathédrale de Nantes a été mis en examen. © Maxppp - jerome fouquet

Il avait été remis en liberté sans poursuite il y a une semaine, l'homme entendu quelques heures après l'incendie de la cathédrale de Nantes a de nouveau été placé en garde à vue ce samedi 25 juillet. Il s'agit d'un bénévole du diocèse de 39 ans. A l'issue d'un nouvel interrogatoire, cet homme a été mis en examen et pour destruction et dégradation par incendie dans la nuit de samedi à dimanche. Cela signifie que les enquêteurs estiment avoir suffisamment d'éléments de preuves pour le relier à l'incendie de la cathédrale de Nantes qui s'est produit samedi dernier, le 18 juillet. Le bénévole est désormais en détention provisoire. 

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Le bénévole reconnait sa responsabilité

Dans le bureau du juge d'instruction, le bénévole, chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie, est passé aux aveux selon son avocat maître Quentin Chabert. Il a reconnu avoir allumé les trois feux, "sur le grand orgue, le petit orgue et le panneau électrique", a précisé le procureur de la République. 

"Il regrette les faits. Il est dans une sorte de repentance", témoigne son avocat . L'homme est "soulagé", "apeuré" et "dépassé" d'après Quentin Chabert qui souhaite "que la justice puisse désormais faire son oeuvre".

Le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois, avait expliqué la semaine dernière que le bénévole était un "Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années".
Selon le recteur, le bénévole est "servant d'autel" et il le connaissait "depuis quatre ou cinq ans". 

Plus de trente personnes entendues

Trois départs de feu avaient été constatés le jour de l'incendie, la piste criminelle avait été rapidement privilégiée. Placé en garde à vue le 18 juillet dernier, l'homme avait été remis en liberté le lendemain soir. Aucune trace d'effraction n'avait été constatée sur les accès à l'édifice. Dans le cadre de cette enquête, "plus de trente personnes" ont été entendues et une vingtaine d'enquêteurs de la police judiciaire ont été mobilisés, selon le procureur.

Le bénévole encourt pour cette infraction "une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende", a précisé Pierre Sennés.

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