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Incendie de la Charcuterie Bordelaise en 2017 : "Je suis innocent", réaffirme l'ex-propriétaire en appel

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Par , France Bleu Gironde

L'incendie de la Charcuterie Bordelaise, le 16 février 2017 à Villenave d'Ornon, a été rejugé devant la cour d'appel de Bordeaux ce jeudi. L'ex-propriétaire Arnaud Chedhomme, condamné à trois ans de prison ferme en 2019, a réaffirmé son innocence. Le jugement a été mis en délibéré au 29 avril.

Incendie de la Charcuterie Bordelaise, le 16 février 2017 à Villenave d'Ornon
Incendie de la Charcuterie Bordelaise, le 16 février 2017 à Villenave d'Ornon © Maxppp - David Thierry

"Je demande la fin de quatre années d'humiliation." C'est par ces mots qu'Arnaud Chedhomme a tenu à conclure son procès en appel à Bordeaux, ce 25 mars. L'ex-propriétaire de la Charcuterie Bordelaise, condamné à trois ans de prison ferme et à une interdiction définitive de gérer une entreprise après le spectaculaire incendie de son usine en 2017, avait fait appel de cette condamnation. 

Ce jeudi, la cour d'appel de Bordeaux s'est donc à nouveau penchée sur les causes de l'incendie, à travers les conclusions d'une deuxième expertise demandée par la justice. La première expertise, qui avait relevé plusieurs départs de feu dans l'entrepôt et concluait à un acte volontaire, avait en effet été jugée "incomplète", a expliqué la présidente de la cour d'appel de Bordeaux.  

La seconde expertise, passée au crible ce 25 mars, conclut au contraire qu'il est impossible de savoir si l'incendie de la Charcuterie Bordelaise était d'origine criminelle ou non. En effet, elle n'a pas relevé plusieurs départs de feu dans l'usine de Villenave d'Ornon, mais "un intense foyer" qui a ravagé le site en "13 minutes", a relaté la présidente de la cour d'appel. Cette seconde expertise n'écarte donc pas, notamment, l'hypothèse d'un "aléa électrique" comme "possible source d'incident." Quant a ce qui a entraîné la propagation des flammes, le second expert ne se prononce pas, n'ayant pas pu en déterminer l'origine. 

Jugement attendu le 29 avril 

Toutefois, a rappelé la présidente, le deuxième expert mandaté par la justice s'est interrogé sur le laps de temps entre l'activation de l'alarme anti-intrusion du site, à 19h19, et les premiers appels aux pompiers passés par des témoins à 19h21, le 16 février 2017. "J'ai borné à Mérignac à 19h33, donc je suis forcément parti plus tôt" de Villenave d'Ornon, s'est défendu Arnaud Chedhomme à la barre, défendant la thèse d'une "temporisation" de l'enclenchement du système anti-intrusion. 

Un discours difficile à croire pour l'avocat de l'assureur Axa, partie civile dans cette affaire. "Les appels aux secours sont passés une minute et 49 secondes après le déclenchement de l'alarme, et Monsieur Chedhomme n'a rien vu?". Doute partagé par l'avocate générale, qui a également rappelé plusieurs faits : le redressement judiciaire de la Charcuterie Bordelaise en 2015, les dettes estimées à quelque 10 millions d'euros et la fermeture administrative ordonnée pour cause de Listeria détectée dans des lots de viande, "qui a coûté 80% du chiffre d'affaires" de l'entreprise. L'avocate générale a donc requis la confirmation de la condamnation à trois ans de prison ferme pour Arnaud Chedhomme, ainsi que l'interdiction définitive de gérer une entreprise. 

Les avocats de l'ex-propriétaire de la Charcuterie Bordelaise ont quant à eux plaidé la relaxe de leur client, évoquant un premier rapport d'expert "pas loin de la partialité" et le fait qu'il n'y ait "absolument aucune certitude sur le caractère volontaire de l'incendie." Le jugement a été mis en délibéré au 29 avril 2021. 

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