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Faits divers - Justice

Incendie de la mairie de Grenoble : une revendication dans un texte anarchiste en ligne

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

L'incendie volontaire de la mairie de Grenoble le 30 septembre dernier fait l'objet d'une revendication en ligne. Un texte anonyme se réjouit des dégâts et explique sa haine des institutions.

Un incendie a ravagé la salle du conseil municipal de Grenoble vers 3h15 ce lundi matin
Un incendie a ravagé la salle du conseil municipal de Grenoble vers 3h15 ce lundi matin © Radio France - Laurent Gallien

Grenoble, France

Avec ce texte "Petit bulletin d'une mairie enflammée", a-t-on réellement sous les yeux une revendication en bonne et due forme de l'incendie volontaire de la mairie de Grenoble ? On serait tenté de dire oui, il y a quelques détails pratiques et suffisamment de violence dans les propos. Le parquet de Grenoble confirme ce soir que ce texte est "pris au sérieux".

Détails sur le départ du feu

Les détails tout d'abord : le texte parle de "briquets cagoulés" qui auraient agi "le dimanche 29 septembre, à l'heure où les chats noirs sont de sortie." Comment ont-ils mis le feu ? "L’accès à la salle du conseil municipal dégagé, le combustible s’est accidentellement réparti sur des chaises. Celles-ci étaient, pour une raison inconnue, amassées en tas contre le mur en bois." 

Attaque des institutions

La cible ce jour-là, le 30 septembre dernier, était la salle du conseil municipal de Grenoble. Pour quelle raison ? À lire le message développé dans ce texte, il y a tout le champ lexical de l'anarchisme : "Cette action directe est le reflet de notre rejet de la démocratie et du citoyennisme, quelqu’en soit l’échelle. Se faire représenter et ainsi ôter son propre pouvoir de réflexion, de décision et d’action est un choix que nous n’acceptons pas."

Les auteurs du texte ciblent encore plus la municipalité en place en contestant ses idées et son mode de travail : "On comptait proposer au budget participatif de la ville de Grenoble un projet pas tant innovant : la mise à feu de la démocratie. Bien trop onéreux pour être soumis au vote donc on s’est démerdé·e seul·e."

Et puis il y a aussi un passage sur les premières explications après les incendies de la mairie et de l'église Saint-Jacques. Les auteurs semblent regretter que la piste criminelle n'ait pas été privilégiée de suite. D'où peut-être la nécessité de ce texte un peu plus clair que les précédents, histoire de revendiquer et donc d'assumer la portée politique de ce geste criminel ?

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