Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Incendie de la Préfecture du Puy-en-Velay : prison ferme pour les quatre prévenus

Le Puy-en-Velay, France

Quatre hommes ont été condamnés ce lundi à des peines de six mois à trois ans de prison ferme pour l'incendie de la Préfecture du Puy-en-Velay le 1er décembre 2018 en marge d'une manifestation de "gilets jaunes".

Des gilets jaunes ont organisé un rassemblement devant le tribunal du Puy pour marquer leur solidarité avec les prévenus
Des gilets jaunes ont organisé un rassemblement devant le tribunal du Puy pour marquer leur solidarité avec les prévenus © Radio France - Mathilde Montagnon

D'un côté, il y a les photos projetées durant l'audience de ces bâtiments noircis par la fumée ; le Procureur de la République qui parle "d'affrontements", de scène de "chaos", d'une foule qu'il qualifie "d'asociale et d'haineuse" ; la peur des salariés de la Préfecture, ils sont une trentaine ce jour-là dans les locaux ; ces policiers qui ont cru mourir, persuadés que les manifestants voulaient "griller du poulet". 

En face ces quatre prévenus aux souvenirs flous, confus : "je ne sais pas", "je ne me souviens pas", "je n'ai pas vu". Un seul est un véritable gilet jaune convaincu. Les autres sont la par hasard, par curiosité. Tout juste concèdent-ils qu'ils "n'ont pas réfléchi",  "je me suis emballé" dit l'un, "je me suis peut-être laissé entrainé" ajoute un autre.  Ils reconnaissent leur participation à la manifestation, mais tentent de minimiser leur implication dans les violences.

Ce jour-là, il y a eu jusqu'à 2 500 manifestants place du Breuil. Les quatre prévenus ont été identifiés par des témoins ou sur des photos, à cause d'une parka trop bleue ou de cheveux trop longs. Tous les quatre sont condamnés à de la prison ferme : de deux ans de prison (dont une partie avec sursis, de 12 à 18 mois) à trois ans fermes pour le principal suspect. 

Eviter un procès-symbole du mouvement des "gilets jaunes"

Des peines jugées sévères par les avocats de la défense qui reconnaissent malgré tout, comme Me Soulier, que "le tribunal est resté dans la limite du raisonnable". Car ce procès ne s'est pas transformé en procès-symbole du mouvement des gilets jaunes. Le tribunal a su faire la part des choses entre l'émoi médiatique et la réalité des délits reprochés selon Me Bonnet avocate des parties civiles "il faut saluer les magistrats qui ont su garder une sérénité, un recul vis-à-vis d'une éventuelle instrumentalisation qu'on aurait pu faire de ce procès"

Seul regret pour Me Gicquere-Sobieraj, avocate de la défense, c'est que les principaux casseurs ont peut-être échappé à la justice : "ça me laisse un petit gout d'inachevé ce procès, parce qu'on a quatre personnes qui sont là mais par rapport aux vidéos qu'on a vu (durant l'audience) où il y avait énormément de monde, des faits extrêmement violents, on voyait que ça tirait de tous les cotés, finalement toutes ces personnes-là on ne les voit pas aujourd’hui. C'est un petit peu dommage".  Toujours dans cette affaire, trois mineurs doivent comparaître le 8 avril prochain devant le tribunal pour enfants du Puy-en-Velay.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu