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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Incendie de la préfecture du Puy-en-Velay : un quadragénaire condamné à un an de prison ferme

lundi 7 janvier 2019 à 21:06 Par Nerissa Hemani, France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Cet ancien SDF a été reconnu coupable d'avoir alimenté le feu devant la préfecture du Puy-en-Velay et de violences contre des policiers lors d'une manifestation des gilets jaunes le 1er décembre dernier. Ce lundi lors du procès, une quinzaine de gilets jaunes étaient venus le soutenir.

L'homme de 44 ans reconnaît avoir alimenté le feu devant les grilles et jeté des projectiles sur les forces de l’ordre.
L'homme de 44 ans reconnaît avoir alimenté le feu devant les grilles et jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. © Radio France - Nérissa Hémani

Le Puy-en-Velay, France

C'est libre que cet ancien SDF de 44 ans ressort du tribunal du Puy-en-Velay ce lundi 7 décembre. La cour a estimé que la détention n'était pas nécessaire mais il a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir participé à des violences devant la préfecture de la Haute-Loire en marge d'un rassemblement de "gilets jaunes" au Puy-en-Velay le 1er décembre 2018. 

Emporté par la foule 

Il a été reconnu coupable d'avoir alimenté le feu qui embrasait la grille de la cour d'honneur de la préfecture et d'avoir également jeté des projectiles ainsi que de l'ammoniaque sur des policiers. A la barre, malgré une voix tremblotante, le prévenu explique avoir été "dépassé par la colère". 

"Je n'aurais pas du me laisser emporter. Je ne faisais pas partie d'un groupe je venais juste voir ce qu'il se passait"

L'homme a la voix tremblante, s'est défendu d'avoir jeté cette substance chimique sur les forces de l'ordre.

Un gilet jaune ? 

Une quinzaine de gilets jaunes se sont déplacés de toute la Haute-Loire pour le soutenir même si aucun d'entre eux ne le connaissait. "Ça aurait pu être nous. C'est tombé sur lui mais ça aurait pu être nous" explique Patrick du rond point de Lachamp. 

"Pour moi c'est un fruit de la société, c'est ça un vrai gilet jaune !" ajoute Robert un gilet jaune de Lachampt.  - Radio France
"Pour moi c'est un fruit de la société, c'est ça un vrai gilet jaune !" ajoute Robert un gilet jaune de Lachampt. © Radio France - Nérissa Hémani

"Pour moi c'est un fruit de la société, c'est ça un vrai gilet jaune !" ajoute Robert.  Pour d'autres gilets jaunes, ce n'est qu'une personne prise au hasard mais qui n'avait aucun lien avec le mouvement : "Le préfet a demandé des exemple alors aujourd'hui il y a eu un exemple ! C'est plus un irresponsable qu'autre chose ce n'est pas sa place d'être là ! " ajoute un des Gilets jaunes du Fangeas (Solignac-sur-Loire). 

Une peine "aménageable"

Présenté une première fois en comparution immédiate peu après les faits, cet ancien SDF, qui avait entre-temps trouvé un emploi d'animateur dans un Ehpad avant de le perdre, avait demandé un délai pour préparer sa défense. Une expertise psychologique a aussi été faite. 

Ce Ponot, ancien consommateur de cannabis, a maintenant pour obligation de se soigner et de travailler. La peine est donc aménageable en fonction des éléments concrets d’insertion au juge de l’application des peines. Au total, trois personnes suspectées d'avoir participé à l'incendie de la préfecture ont par ailleurs été mises en examen dans cette affaire.