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Faits divers – Justice DOSSIER : Incendie de Notre-Dame

Incendie de Notre-Dame de Paris : le point sur l'enquête

mardi 16 avril 2019 à 21:25 Par Viviane Le Guen, France Bleu et France Bleu Paris

"La piste accidentelle est privilégiée" au lendemain de l'incendie qui a en partie détruit Notre-Dame de Paris. Une trentaine d’ouvriers et d’employés ont été entendus par les enquêteurs mardi. Voici ce que l'on sait de l'enquête.

Des fleurs déposées devant Notre-Dame de Paris après l'incendie qui a en partie détruit la cathédrale, le 16 avril 2019
Des fleurs déposées devant Notre-Dame de Paris après l'incendie qui a en partie détruit la cathédrale, le 16 avril 2019 © Maxppp - CHRISTOPHE PETIT TESSON

Paris, France

L'enquête s'annonce longue et complexe. 24 heures après l'incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a donné quelques précisions sur les investigations en cours. Une enquête a été ouverte pour "destruction involontaire par incendie". Elle est confiée à la brigade criminelle de la PJ. Voici ce que l'on sait.

Le feu est parti des combles

Lundi, aux alentours de 18h40, le feu a été repéré au niveau de la charpente, longue de plus de 100 mètres. Les flammes se sont rapidement propagées au reste du toit, en travaux. Vers 19h50, la flèche de la Cathédrale, haute de 93m, s'est effondrée. 

"L'ensemble de la toiture est sinistrée, l'ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voûte s'est effondrée, la flèche n'existe plus", a résumé mardi le lieutenant-colonel Gabriel Plus. Les deux beffrois, qui abritent les cloches, ont été épargnés. "Globalement, la structure tient bon" mais des "vulnérabilités ont été identifiées notamment au niveau de la voûte", a souligné un peu plus tard le secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, ajoutant que les travaux de sécurisation à l'intérieur du site dureraient "environ 48 heures".

Les soupçons convergent vers le chantier en cours sur le toit de la cathédrale. C'est de là que semble avoir démarré le feu qui a ensuite dévoré en partie l'emblématique monument parisien.

"La piste accidentelle privilégiée"

"Rien dans l'état ne va dans le sens d'un acte volontaire", a assuré Rémy Heitz, confirmant que la piste accidentelle était privilégiée. Près de 50 enquêteurs sont mobilisés mais, pour l'heure, ils ne peuvent accéder au bâtiment, interdit pour des raisons de sécurité. 

Reste les vidéos de surveillance intérieures et extérieures au bâtiment mais aussi les nombreuses vidéos prises par des particuliers. "Elles peuvent nous éclairer sur le départ de feu. Il a été constaté à 18h50 mais il a peut-être couvé pendant plusieurs heures", a confié une source proche du dossier à l'AFP.

Des ouvriers et employés auditionnés

Selon le procureur, "cinq entreprises intervenaient" sur le chantier de rénovation. Une trentaine de témoins - des employés des sociétés intervenues sur le chantier et le personnel en charge de la sécurité dans la cathédrale - ont été entendus mardi par les enquêteurs, qui poursuivront les auditions mercredi.

Mardi, le patron de la principale entreprise chargée des travaux de la cathédrale - Europe Echafaudage - a assuré sur BFMTV que les procédures de sécurité sur le chantier avaient "été respectées". Douze salariés d'Europe Echafaudage travaillaient sur le chantier a précisé Julien Le Bras.

Des "experts incendie" mobilisés

Pour faire la lumière sur l'origine de l'incendie, les fonctionnaires du laboratoire central de la préfecture de police de Paris travaillent avec les pompiers des équipes "Recherche des causes et circonstances d'incendie" (RCCI). 

"La recherche des traces et indices va être d'une grande complexité" a expliqué à l'AFP Christophe Pezron, directeur du laboratoire central de la préfecture de police au vu de la quantité de décombres à déblayer au préalable. "L'enquête peut durer des semaines, des mois, ça dépend de ce que découvriront les enquêteurs", a prévenu Laurent Nuñez, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur.