Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Incendie de Notre-Dame

Incendie de Notre-Dame : Nantes va proposer son expertise à la ville de Paris

mardi 16 avril 2019 à 18:52 Par Florian Cazzola, France Bleu Loire Océan

La ville de Nantes, confrontée à l'incendie de la basilique Saint-Donatien en 2015, va proposer son aide à la municipalité parisienne suite à la destruction partielle de la cathédrale Notre-Dame. Actuellement, le chantier de l'édifice nantais est soumis à d'importantes règles de sécurité.

Les règles de sécurité sont nombreuses sur le chantier de la basilique Saint-Donatien, à Nantes.
Les règles de sécurité sont nombreuses sur le chantier de la basilique Saint-Donatien, à Nantes. © Radio France - Florian Cazzola

Nantes, France

Outre l'attachement à ce pan de l'Histoire de France, les Nantais se sont immédiatement identifiés à l'incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, et pour cause. Il y a quatre ans, la basilique Saint-Donatien, déjà en travaux, avait elle aussi été victime du feu. Les élus et ingénieurs nantais comptent se servir de leurs connaissances pour proposer leur aide à leurs homologues parisiens. 

Quatre ans après l'incendie de la basilique, les ouvriers posaient à peine, ce mardi après-midi, une partie de la charpente en bois.  - Radio France
Quatre ans après l'incendie de la basilique, les ouvriers posaient à peine, ce mardi après-midi, une partie de la charpente en bois. © Radio France - Florian Cazzola

"La malheureuse expérience que nous avons vécu pourra peut-être servir"

Le 15 juin 2015, les flammes ravageaient la toiture et la charpente de la basilique Saint-Donatien, à Nantes (voir vidéo). Pratiquement quatre ans plus tard, la cathédrale Notre-Dame de Paris est elle aussi victime d'un incendie en pleine période de travaux. "On imagine bien que les mêmes questions vont se poser, les mêmes difficultés, analyse Oliver Chateau, l'adjoint au maire de Nantes délégué au Patrimoine. _On proposera dans les jours qui viennent un retour à nos homologues parisiens pour leur faire part de notre expertise_. La malheureuse expérience qu'on a eu pourra peut-être servir sur quelques éléments comme la discussion que nous avons eu avec l'assurance, le type d’échafaudages utilisé, la solution technique qui a été retenue pour la reconstruction du parapluie. "

Comme pour Saint-Donatien, une partie délicate s'engage maintenant à Notre-Dame de Paris. "Il faut éviter à tout prix la moindre reprise, détaille le commandant Marc Francheteau du SIDS 44 qui notamment a supervisé les opérations d'extinction de l'incendie de la basilique en 2015. Nous sommes donc restés plus de 24 heures sur le site pour nous assurer, à l'aide de caméras thermiques et de différentes reconnaissances, que le lieu était sécurisé. On ne voulait pas que de nouveaux effondrements puissent survenir et compliquer encore la reconstruction de l'édifice." Quoiqu'il en soit, le chantier s'annonce long, très long même. Quatre ans après l'incendie, les ouvriers posaient à peine, ce mardi après-midi, une partie de la charpente en bois. 

Des règles de sécurité draconiennes sur le chantier de la basilique

Le chantier de rénovation de la basilique est soumis "au plus haut niveau de sécurité" qui existe en France, selon un ouvrier rencontré sur place. Il est strictement interdit de fumer sur place. Des dizaines de panneaux sont d'ailleurs placardés aux quatre coins du site pour le rappeler. Et ce n'est pas tout. Des extincteurs et des cornes de brume sont installés dans les étages, à portée de main des ouvriers. 

Sur ce panneau d'affichage, situé à l'entrée du chantier de la basilique Saint-Donatien, à Nantes, tous les "points chauds" sont recensés.  - Radio France
Sur ce panneau d'affichage, situé à l'entrée du chantier de la basilique Saint-Donatien, à Nantes, tous les "points chauds" sont recensés. © Radio France - Florian Cazzola

Toujours par mesure de sécurité, tous les "points chauds" réalisés dans la journée doivent être recensés sur un tableau, situé à l'entrée du chantier (voir photo). "Nous avons mis en place une procédure, lance Didier Massé, le coordonnateur sécurité protection de la santé (SPS) sur le chantier de la basilique de Saint-Donatien. Ainsi, chaque personne qui soude, par exemple, doit nous dire à quel endroit du site elle intervient, quel jour et à quelle heure. C'est indispensable." De même, chaque "point chaud" doit être terminé au moins trois heures avant le départ des ouvriers par mesure de précaution. 

"On a un plan d'intervention et d’évacuation affiché à l'entrée, poursuit Nicolas Poitard, chef de chantier. Chaque nouveau compagnon et intervenant sur le site est sensibilisé à ce plan." En cas d'incendie, toutes les personnes présentes sur le chantier doivent se regrouper au pied du bâtiment. La première personne sur place, en général le régisseur, est alors chargée d’appeler les secours. "_Le risque zéro n'existe pas sur un chantie_r", insiste tout de même Didier Massé.