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Société

Incendie du Cap Corse : quelle situation un an après ?

mardi 7 août 2018 à 5:32 - Mis à jour le mardi 7 août 2018 à 8:35 Par Thibault Quilichini et Hélène Battini, France Bleu RCFM

Le 11 août 2017, le Cap Corse connaissait l'un des incendies les plus virulents de ces dernières années, avec près de 2000 hectares de végétation partis en fumée, heureusement, sans faire de victime. Un an après, la région reste marquée par la catastrophe.

Un an après l'incendie les stigmates restent encore bien visibles
Un an après l'incendie les stigmates restent encore bien visibles © Radio France - Hélène Battini

Corse, France

Il y a un an les flammes embrasaient le Cap Corse. Près de 2000 hectares partaient en fumée entre les côtes ouest et est de la micro région. L'incendie, parti d'Ogliastro, avait été stoppé par la mer entre les communes de Pietracorbara et Sisco. Sur la totalité de la surface ravagée par les flammes, près de la moitié l'avait été sur le village de Sisco. Dans la commune, Gilbert Caracausi est responsable de la réserve communale de la sécurité civile. Il était en première en ligne l'année dernière lorsque le sinistre s'est déclaré. Son équipe, composée de trois autres villageois, est plus mobilisée que jamais : " on fait des patrouilles à toute heure de la journée. Si il y a une alerte au vent, la préfecture nous avertit. Nous redoublons alors de vigilance, même la nuit.

Gilbert Caracausi, responsable de la réserve communale de sécurité civile de Siscu

L'agriculture comme rempart contre les incendies 

"Le feu de Siscu", comme il est désormais communément appelé, avait fait peu de dégâts sur les terrains privés. En revanche, il avait ravagé de nombreux terrains communaux où le maquis était roi. Olivier Bardin est producteur d'oignons à Sisco. Selon lui, on ne tire pas suffisamment les enseignements de ce type de catastrophe.  "Après le passage du feu, de nombreuses terrasses réapparaissent. Elles pourraient éventuellement être utilisées. Il ne faut pas oublier qu'il y a une grosse partie de la commune qui n'a pas brûlé. On a imaginé, que grâce à l'émotion suscitée par l'incendie, on pourrait mettre en oeuvre un certain nombre de choses, via des outils qui existent ou qui ont existé, pour au moins préserver les hameaux, comme favoriser l'installation d'agriculteurs, professionnels ou amateurs, réhabiliter ces terrasses [...] C'est le travail de l'homme qui fait que la terre ne brûle pas."

Olivier Bardin producteur d'oignons à Siscu

Un projet avait de réhabilitation avait pourtant été envisagé suite à l'incendie, sans suite depuis.