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Faits divers – Justice
Dossier : Incendie du Cuba Libre à Rouen : le procès

Incendie du Cuba Libre à Rouen : dispositif exceptionnel pour le procès des deux gérants du bar

Un incendie a fait 14 morts et 6 blessés il y a trois ans dans la cave d'un bar de Rouen. Le procès des deux gérants débute ce lundi devant le tribunal correctionnel. Un dispositif exceptionnel est mis en place pour accueillir familles, avocats, presse et public.

A Rouen (Seine-Maritime), il y a trois ans, l'incendie du Cuba Libre a fait 14 morts, 6 blessés et brisé des familles entières.
A Rouen (Seine-Maritime), il y a trois ans, l'incendie du Cuba Libre a fait 14 morts, 6 blessés et brisé des familles entières. © Radio France - Flavien Groyer

Rouen, France

14 victimes décédées, 6 blessés, leurs familles, leurs avocats, plusieurs experts et de nombreux témoins. Le tribunal de grande instance de Rouen a pris la mesure à la fois du nombre de parties prenantes au procès et de sa lourde charge émotionnelle. À la hauteur de l'émoi qu'avait suscité le drame à Rouen, dans la nuit du 5 au 6 août 2016. Cette nuit là, le feu a pris dans la cave d'un bar de la rive gauche. Les invités d'un anniversaire et quelques clients du bar se sont retrouvés piégés par les fumées toxiques. Le drame a fait 14 morts, 6 blessés, et brisé des familles entières. Les deux gérants du bar, deux frères, sont jugés pour homicide involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence. Le tribunal correctionnel siégera donc exceptionnellement dans la salle des audiences solennelles, qui sert habituellement à la cour d'assises de Seine-Maritime. Elle sera réservée aux parties civiles : les familles des victimes soit plus de 80 personnes, celles des prévenus et à une partie des dizaines de journalistes accrédités pour le procès. 

Des psychologues pour soutenir les familles

Une deuxième salle sera mise a disposition juste en face, équipée d'un report vidéo. Elle permettra d'accueillir les proches des familles, des journalistes ainsi que le public. Une troisième salle sera exclusivement réservée aux familles. Une dizaine de psychologues, juristes et membres de l'A.V.I.P., une association de victimes, se relaieront pour les soutenir au besoin pendant toute la durée d'un procès qui s'annonce très chargé en émotion. 

Quatre jours de débats

Les débats vont occuper quatre jours. Les trois autres seront consacrés d'abord aux plaidoiries des parties civiles. Une vingtaine d'avocats doivent intervenir dans l'intérêt des familles des victimes. Puis le Procureur de la République prendra ses réquisitions avant les plaidoiries de la défense. 

Le jugement devrait être mis en délibéré.

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