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Faits divers - Justice
Dossier : Incendie du Cuba Libre à Rouen : le procès

Incendie du Cuba Libre à Rouen : le jugement est rendu ce mardi

Le tribunal correctionnel de Rouen rend son jugement ce mardi dans le procès du bar Cuba Libre où 14 personnes sont mortes asphyxiées dans un incendie en août 2016. Lors du procès en septembre, le procureur avait réclamé quatre ans d'emprisonnement à l'encontre des deux anciens gérants.

Le tribunal correctionnel de Rouen rend son jugement ce mardi dans le procès des deux anciens gérants du Cuba Libre où 14 jeunes ont péri en août 2016
Le tribunal correctionnel de Rouen rend son jugement ce mardi dans le procès des deux anciens gérants du Cuba Libre où 14 jeunes ont péri en août 2016 © Radio France - Jean-Philippe Deniau

Rouen, France

C'est un jugement très attendu que le tribunal correctionnel de Rouen rend ce mardi en début d'après-midi. Le jugement du procès des deux anciens gérants du Cuba Libre, un bar de la rive gauche de Rouen où 14 jeunes ont perdu la vie en août 2016. 

Le drame s'est déroulé lors d'une soirée d'anniversaire, dans le sous-sol de l'établissement. Les bougies du gâteau, des fontaines à étincelle, ont enflammé le plafond, recouvert d'une mousse antibruit hautement inflammable. La porte de secours était verrouillée. Les jeunes ont été pris au piège. Ils sont morts asphyxiés. 

Lors du procès en septembre dernier, le procureur a réclamé quatre ans d'emprisonnement à l'encontre des deux frères, Nacer et Amirouche Boutrif. Dans son réquisitoire, il a pointé pas moins de dix manquements à la sécurité : la mousse anti-bruit hautement inflammable, l'escalier pas aux normes, le choix délibéré de ne pas déclarer aux autorités l'aménagement du sous-sol en dancing.

Un procès éprouvant

Le procès a été éprouvant pour les familles des victimes et ponctués de moments très émouvants. Il y a d'abord le témoignage des secours, qui ont vécu l'horreur cette nuit là. Les 14 corps sortis un à un du sous sol du Cuba Libre. Pompiers et policiers quittent la salle sous les applaudissements des familles. 

Autre moment poignant, le témoignage des trois survivants. Leur peur du noir, des endroits clos. Trois ans après l'incendie, ils restent marqués par l'incendie et rongés par la culpabilité. Quand les familles défilent à la barre, même les avocats n'arrivent pas à retenir leurs larmes. 

Manquements à la sécurité

Tout au long de la semaine, cette question revient : pourquoi l'issue de secours au sous sol était fermée à clé? Les frères Boutrif assurent que c'est un oubli. Le procureur est lui persuadé qu'elle l'était en permanence. 

Les familles ne comprennent pas pourquoi le procureur n'a pas réclamé cinq ans d'emprisonnement, la peine maximale que la justice peut infliger pour homicides involontaire avec violation manifeste d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité. 

Quelle que soit la peine prononcée par le tribunal, Nacer Boutrif, l'aîné des deux frères et gérant principal du Cuba Libre a fait savoir qu'il ne ferait pas appel. Il se dit déjà condamné à vie.

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