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Faits divers – Justice

Incendie du Cuba Libre à Rouen : trois ans après, le quartier se remet doucement

Dans la nuit du 5 au 6 août 2016, le bar de nuit le Cuba Libre était détruit par les flammes. L'incendie faisait 14 morts et six blessés. Ce drame a endeuillé les familles et tout un quartier. Trois ans plus tard, l'avenue Jacques Cartier se remet progressivement. Reportage.

Une plaque commémorative a été installée au mois d'octobre 2018 en hommage aux victimes
Une plaque commémorative a été installée au mois d'octobre 2018 en hommage aux victimes © Radio France - Flavien Groyer

Rouen, France

14 personnes sont mortes dans l'incendie du Cuba Libre dans la nuit du 5 au 6 août. Six ont été blessées. Ce drame a provoqué une immense vague d'émotion à travers la France mais également dans le quartier de l'avenue Jacques Cartier. La rue se remet doucement mais l'émotion est toujours présente.

Une partie de l'avenue Jacques-Cartier à Rouen - Radio France
Une partie de l'avenue Jacques-Cartier à Rouen © Radio France - Flavien Groyer

Le Cuba Libre, un lieu symbole

Aujourd'hui, il ne reste du Cuba Libre que cette enseigne noircie, des planches recouvrants les ouvertures mais aussi des messages hommages écrits au feutre. Il n'y a désormais plus aucune photo accrochée sur la devanture orangée. 

La devanture du Cuba Libre, trois ans après le drame - Radio France
La devanture du Cuba Libre, trois ans après le drame © Radio France - Flavien Groyer

De l'autre côté de la rue, une commerçante a vue sur le Cuba Libre. Elle est témoin des allers et retours devant l'établissement sinistré. Pour elle, le bar est devenu un lieu symbole du quartier : "Il y a des gens qui s’arrêtent, des gens qui prennent des photos. Ils lisent aussi les mots sur l'arbre" explique-t-elle.

Trois ans après, le souvenir du drame est toujours présent : "En passant ici à côté, il y a toujours un petit truc au cœur. On se dit qu'il s'est passé quelque chose de terrible à côté de chez soi' raconte Jamal, habitant du quartier.

La stèle : un lieu plus intime pour les proches

Au mois d'octobre dernier, une plaque commémorative a été installée par la mairie. Elle a apporté une atmosphère plus sereine au quartier assure Tamara vendeuse dans la boulangerie attenante au bar : "Les gens déposent les fleurs et vu qu'il y a les écritures, c'est plus intime. Il y a plus de respect"

C'est mieux d'avoir un endroit pour les proches plutôt que d'être à la vue de tous sur le trottoir - Tamara, vendeuse. 

Car elle en a vu des choses depuis le comptoir de sa boulangerie : "J'ai vu des gens faire des selfies tout sourire devant le bar. Je peux vous dire que cela m'a mis très en colère. C'est irrespectueux." Elle continue : "Certains m'ont même demandé s'ils pouvaient prendre les fleurs". 

Tourner la page, trois ans après

Jamal prend conscience qu'une page se tourne progressivement : "Avec les autres habitants du quartier, on en parlait beaucoup. Aujourd'hui beaucoup moins. Le sujet a été un peu délaissé."

Tamara estime que le quartier doit avancer. Pour cela, il faudrait un nouveau commerce à la place du Cuba Libre : "Je pense que les gens ici on besoin de nouveauté, cela pourra donner de la vie au quartier".

Pour une autre commerçante qui ne voulait pas s'exprimer au micro, de nombreux clients lui confient que le seul moyen d'avancer, c'est la tenue du procès en septembre prochain.

Le procès du gérant et de son frère se tiendra du 9 au 14 septembre 2019. Ils seront jugés pour homicide involontaire.