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Faits divers – Justice
Dossier : Incendie du Cuba Libre à Rouen : le procès

Incendie du Cuba Libre : le procureur réclame quatre ans de prison ferme pour les deux gérants du bar de Rouen

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Le procureur de la République a réclamé quatre ans de prison ferme ce lundi à l'encontre des deux gérants du Cuba Libre jugés depuis une semaine au tribunal correctionnel de Rouen. En août 2016, 14 jeunes avaient péri dans l'incendie de leur bar.

Le procès du Cuba Libre s'est ouvert le 9 septembre 2019 à Rouen.
Le procès du Cuba Libre s'est ouvert le 9 septembre 2019 à Rouen. © Radio France - Jean-Philippe Deniau

Rouen, France

Le procureur de la République a réclamé quatre ans d'emprisonnement à l'encontre des deux gérants du Cuba Libre ce lundi au tribunal correctionnel de Rouen. Il a aussi demandé une interdiction définitive d’exploiter un établissement. 

Les deux hommes sont jugés depuis une semaine pour "homicide involontaire et pour blessures involontaires par la violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité". En août 2016, 14 jeunes avaient péri dans l'incendie de leur bar. 

Dans son réquisitoire, le procureur a reproché aux deux gérants du bar d'avoir dissimulé aux autorités la transformation de la cave en discothèque. Il a énuméré les manquements à la sécurité : la porte de secours verrouillée, l'escalier pas aux normes, la mousse isolante hautement inflammable, aucun système de désenfumage ou encore le nombre insuffisant d'extincteurs. Au total, cela fait une dizaine de manquements à la sécurité

Pourquoi Nasser Boutrif, l'un des deux gérants du bar, a-t-il dit à un pompier qu'il n'y avait pas d'issue de secours ? Le procureur dit ne toujours pas comprendre.  Les deux gérants du Cuba Libre se sont faufilés dans les dispositions réglementaires selon le principe « pas vu, pas pris », explique le procureur qui demande que l'on retienne les circonstances aggravantes

Manquements à la sécurité

Pendant leur procès, les deux gérants du Cuba Libre ont fini par reconnaître des manquements à la sécurité. Et pour cause, l'enquête a établi que les normes incendies n'étaient pas respectées et que la porte de secours était verrouillée dans la cave de 24 m² aménagée en dancing.

La plaque commémorative installée dans le quartier du Cuba Libre en hommage aux victimes, Rouen (Seine-Maritime), 6 août 2019. - Radio France
La plaque commémorative installée dans le quartier du Cuba Libre en hommage aux victimes, Rouen (Seine-Maritime), 6 août 2019. © Radio France - Flavien Groyer

Après les réquisitions, c'était aux avocats des deux frères de plaider ce lundi après-midi. Le jugement sera rendu le mardi 22 octobre 2019.

Le procès ouvert le lundi 9 septembre a nécessité la mise en place d'un dispositif exceptionnel. Quatorze victimes décédées, six blessés, leurs familles, leurs avocats, plusieurs experts et de nombreux témoins : le tribunal de grande instance de Rouen avait notamment demandé à des psychologues d'assurer le soutien des familles. 

Les temps forts du procès

Le procès des deux gérants du Cuba Libre a été marqué par des moments d'émotion particulièrement forts. Au deuxième jour d'audience par exemple, pompiers et policiers ont été applaudis par les familles

Plus tard dans la semaine, on a entendu le témoignage poignant des survivants. Seuls trois jeunes ont survécu. La journée de jeudi a été marquée par l'insoutenable lecture des autopsies des quatorze victimes et même les avocats pleuraient lorsque les proches des victimes ont livré le récit de leurs vies brisées depuis cette terrible nuit du 5 au 6 août 2016. 

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