Faits divers – Justice

Incendie du Cuba Libre à Rouen : le gérant du bar en garde à vue

Par la rédaction et Bénédicte Courret, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu mercredi 14 septembre 2016 à 9:10

Marche blanche le 12 août dernier devant le bar de Rouen où s'est produit le tragique incendie.
Marche blanche le 12 août dernier devant le bar de Rouen où s'est produit le tragique incendie. © Maxppp - Franck Castel

Plus d'un mois après l'incendie du Cuba Libre qui a fait quatorze morts à Rouen, le gérant du bar est en garde à vue apprend-on ce mercredi matin.

Après le tragique incendie du Cuba Libre à Rouen, le gérant de l'établissement est en garde à vue. Information révélée ce mercredi par le journal Paris Normandie et confirmée par le procureur de Rouen. Nacer Boutrif mais aussi son frère sont entendus depuis mardi matin par la police, cinq semaines après le dramatique incendie qui a fait 14 morts dans le sous-sol de ce bar de la rive gauche à Rouen. Il s'agit bien évidemment pour les deux hommes de s'expliquer sur leur responsabilité en matière de sécurité.

Quelles normes de sécurité dans le bar ?

Les deux hommes sont convoqués dans le cadre d'une information judiciaire ouverte dès le 12 août pour "homicides involontaires par violation délibérée d'une obligation de sécurité". Nacer Boutrif et son frère vont effectivement devoir s'expliquer sur les circonstances de la soirée mais aussi sur les normes de sécurité au sein du bar. Comment les bougies du gâteau d'anniversaire que l'un des convives transportait ont-elles pu embraser si rapidement les lieux ? L'étroitesse de l'escalier qui mène au sous-sol a t-elle été déterminante ? Pourquoi cet escalier mais aussi toute la salle étaient-ils recouverts de dalles inflammables en polystyrène qui servaient d'isolant phonique. Enfin, y avait-il ou non une issue accessible ?

Les victimes ont vainement tenté d'ouvrir l'issue de secours

Dès le 5 septembre, Gérard Chemla, l'avocat de plusieurs familles de victimes affirmait sur France Bleu que ces dalles n'étaient pas aux normes et que la porte de secours au sous-sol du bar était fermée à clé pour éviter les resquilleurs. Une porte que les victimes auront vainement tenté d'ouvrir. Les interrogatoires sont sensés se poursuivre ce mercredi, peut être jusqu'à jeudi matin. Les deux hommes pourraient être déférés au parquet en vue d'une possible mise en examen ou libérés en attendant une éventuelle convocation devant les magistrats instructeurs.

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