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Faits divers – Justice

Incendie du Cuba Libre à Rouen : trois ans après, la loi n'a toujours pas changé

Il y a trois ans, 14 personnes périssaient dans l'incendie du Cuba Libre à Rouen. Les victimes se sont retrouvées bloquées dans le bar, la sortie de secours étant fermée. Cet incendie a alors posé la question de la sécurité des bars de nuit. Mais trois ans plus tard, la législation n'a pas changé.

Il y a trois ans, 14 personnes périssaient dans l'incendie du Cuba Libre
Il y a trois ans, 14 personnes périssaient dans l'incendie du Cuba Libre © Radio France - Flavien Groyer

Rouen, France

Dans la nuit du 5 au 6 août 2016, 14 personnes périssaient dans l'incendie du Cuba Libre, un bar dansant situé rive-gauche à Rouen. Les victimes se sont retrouvées bloquées dans le sous sol alors qu'elles fêtaient un anniversaire. La sortie de secours était fermée. Après le drame, la question de la sécurité de ce type de bars a été posée, les contrôles des normes de sécurité n'étant pas toujours obligatoires. Mais trois ans plus tard, la législation a-t-elle avancée ? La réponse est non.

Après le drame, la prise de conscience

Dans la foulée de l'incendie du Cuba Libre, la mairie de Rouen a immédiatement décidé d'inspecter une cinquantaine de bars de nuits. Certains n'ont pas été inquiétés, d'autres ont dû fermer provisoirement le temps de réaliser des travaux de remise aux normes. "Ils en ont fermé six, parce qu'ils étaient totalement hors-normes" explique Me Dominique Lemiegre, avocat du père de Mégane, décédée dans l'incendie.

Cette réaction rapide de la mairie souligne un malaise. Rien ne l'oblige légalement à exercer des vérifications en amont de l'ouverture des établissements de catégorie 5. 

Des contrôles de sécurité pas obligatoires

Le Cuba Libre était un bar qui recevait moins de 200 personnes donc considéré comme un établissement de catégorie 5. Ils ne sont pas soumis au passage d'une commission de sécurité comme les autres catégories. 

En clair, certains établissements peuvent ouvrir sans contrôle de normes de sécurité. "Il n'y a pas d'obligations de contrôle. Quand ils ont lieu c'est à posteriori, comme les impôts !" affirme l'avocat. 

"Combien de morts faudra-t-il pour qu'on prenne enfin des décisions ?"

Pour Me Dominique Lemiegre, ces lacunes dans les inspections, c'est d'abord à cause d'un manque de moyens : "Il y a un problème de moyens humains et matériels à la mairie pour qu'ils effectuent les contrôles a priori. Encore faut-il qu'on leur donne."

Trois ans plus tard, aucune loi n'a été promulguée pour renforcer les contrôles. Ce durcissement de la législation c'est le combat de Dominique Lemiegre. Il a plusieurs fois sollicité, les parlementaires haut-normands sans avancée probante : "Combien de morts faudra-t-il pour qu'on prenne enfin des décisions ?" s’énerve-t-il.

Le procès des deux gérants du bar aura lieu du 9 au 14 septembre 2019. Ils sont jugés pour homicide involontaire.