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Incendie meurtrier à Paris : la suspecte mise en examen et placée en détention provisoire

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Elle est soupçonnée d'avoir déclenché volontairement l'incendie dans un immeuble de la rue Erlanger dans le XVIe arrondissement, dans la nuit de lundi à mardi dernier. Dix personnes sont mortes, 96 sont blessées.

Cette femme est soupçonnée d'avoir allumé volontairement l'incendie qui a tué dix personnes, en début de semaine à Paris.
Cette femme est soupçonnée d'avoir allumé volontairement l'incendie qui a tué dix personnes, en début de semaine à Paris. © Maxppp - Philippe Lavieille

La femme souffrant de problèmes psychiatriques, soupçonnée d'avoir volontairement déclenché en début de semaine l'incendie d'un immeuble parisien qui a fait dix morts et 96 blessés, a été mise en examen vendredi dans la soirée et placée en détention provisoire.  Cette quadragénaire, habitant cet immeuble du XVIe arrondissement, avait été interpellée en état d'ébriété, dans la nuit de lundi à mardi, peu après le départ de l'incendie, le plus meurtrier dans la capitale en près de 14 ans. Elle était encore jusque récemment internée en hôpital psychiatrique.

Au terme de sa garde à vue, l'unique suspecte de l'incendie a été présentée à un juge d'instruction puis mise en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "destruction par incendie de nature à créer un danger pour les personnes" et "destruction par incendie ayant entraîné la mort", a précisé le parquet de Paris. Conformément aux réquisitions du ministère public, elle a été placée en détention provisoire.  

Treize séjours en psychiatrie en dix ans     

Depuis le drame, le profil et le suivi psychiatriques de la suspecte sont au cœur des investigations. Lors de ses premières auditions devant les enquêteurs, la suspecte avait nié avoir commis les faits qui lui sont reprochés. Puis, sa garde à vue avait été suspendue mardi après-midi afin de permettre aux médecins de pratiquer un examen à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Son audition a ensuite pu reprendre jeudi. D'après l'enquête, elle venait de sortir, le 30 janvier, d'un séjour de près de deux semaines à l'hôpital psychiatrique Saint-Anne à Paris. Cette hospitalisation, la treizième en dix ans, avait pris fin "sur décision médicale", a souligné mercredi le procureur de la République Rémy Heitz lors d'une conférence de presse.  

Les antécédents judiciaires de la suspecte font apparaître trois procédures où elle a été mise en cause, sans jamais être condamnée. Deux d'entre elles ont été classées sans suite en 2016, en raison d'un "état mental déficient", l'une pour un "vol avec mise à feu de vêtement" et l'autre pour des violences, selon le procureur. Par ailleurs, en 2017, une autre procédure pour "violences conjugales" avait été classée sans suite faute d'infraction suffisamment caractérisée. 

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