Faits divers – Justice

Incendie mortel à Aubervilliers : un enfant de 12 ans mis en examen

France Bleu mardi 10 juin 2014 à 8:46

Une partie des habitants de l'immeuble ont pu s'enfuir par l'échafaudage construit devant sa façade
Une partie des habitants de l'immeuble ont pu s'enfuir par l'échafaudage construit devant sa façade © MaxPPP

Un garçon de 12 ans a reconnu avoir causé l'incendie qui a fait deux morts, samedi soir, dans un immeuble d'Aubervilliers. Il a été mis en examen après avoir avoué avoir mis le feu à une poussette. Son frère, âgé de 10 ans, est placé sous le statut de témoin assisté, soupçonné d'avoir aussi joué un rôle dans cet incendie criminel.

L'auteur de l'incendie criminel qui a causé la mort de deux femmes – dont une enceinte – samedi soir à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) serait un enfant de 12 ans. Le garçon a reconnu être à l'origine de cet incendie, en ayant mis le feu à une poussette "avec des allumettes ". Il a été mis en examen lundi soir, poursuivi pour "destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort ", et placé dans un foyer. 

Son frère cadet, âgé quant à lui de 10 ans, a été placé sous le statut de témoin assisté et devrait être confié à une famille d'accueil . Il reste "évasif sur son propre rôle ", mais était bien présent quand un voisin a éteint un premier feu de poussette, mercredi dernier, dans ce même immeuble. Les deux jeunes avaient prévenu ce voisin mais étaient restés "sans réaction " pendant que deux habitants tentaient d'éteindre le feu.

Des problèmes de sécurité de l'immeuble

C'est cet événement survenu plus tôt dans la semaine qui a conduit les inspecteurs de la brigade criminelle de la Police judiciaire de Paris à entendre les témoignages des deux mineurs, dans le cadre de l'enquête ouverte dimanche pour homicide et destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort. Quatre personnes ont également été grièvement blessées dans cet incendie. 

Environ un tiers des résidents de l'immeuble ont pu regagner les lieux dès dimanche soir. Mais ce bâtiment des années 20, qui appartient à un propriétaire privé, est bien connu des services municipaux : il présente des problèmes d'hygiène et de sécurité ainsi que des cas de sur-occupation (120 habitants l'occupent). Et selon plusieurs résidents, il n'y a ni extincteur, ni système d'alerte incendie. Ce même immeuble avait déjà été la cible d'un incendie criminel en mars 2013.

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