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Faits divers – Justice

Incendie rue Ferrère à Bordeaux : "on a tout perdu" racontent les sinistrés

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Par , France Bleu Gironde

Ce lundi, tous les riverains ont pu regagner leur logement, épargné par les flammes. Ceux dont l'appartement ou le lieu de travail a été détruit par le violent incendie de samedi attendent le rapport d'expertise et contactent leurs assurances.

Six immeubles ont été détruits par l'incendie du 25 mai.
Six immeubles ont été détruits par l'incendie du 25 mai. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Bordeaux, France

Ce lundi matin, plusieurs riverains regagnent leurs appartements, rue Ferrère. Lors de l'impressionnant incendie samedi 25 mai à Bordeaux, leur logement a été épargné par les flammes. "On habite au 18, notre appartement n'a pas été impacté. On est soulagés !" raconte Sophie, 28 ans, en rentrant dans son immeuble avec son fils après deux nuits passées à l'hôtel. "On a eu très peur, c'était stressant" souffle Vanessa, qui elle aussi peut rentrer chez elle. Les foyers concernés sont progressivement réalimentés en électricité et en gaz.

Mais tous n'ont pas eu cette chance. En tout, six immeubles ont été détruits : quatre, en ruine, vont faire l'objet ce lundi d'une procédure de péril. Deux autres sont partiellement détruits. Il y a soixante-dix locaux sinistrés - logements ou lieux de travail. Stéphane Martinet venait d'ouvrir, il y a trois mois, son entreprise, rue Ferrère : "Autre ambiance" un espace pour accueillir des réunions professionnelles. Ce projet, c'était toute sa vie, il travaillait dessus depuis plus de deux ans et avait investi 200 000 euros de travaux. Depuis l'incendie, il vient tous les jours contempler le désastre.

Les pompiers étaient toujours mobilisés ce lundi matin rue Ferrère à Bordeaux. - Radio France
Les pompiers étaient toujours mobilisés ce lundi matin rue Ferrère à Bordeaux. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

"Contacter les assurances et le psychologue"

"Tout s'est effondré, il n'y a plus rien, c'est juste un trou, raconte-t-il. Samedi j'étais sur place, en quelques heures des années et des mois de travail partent en fumée. Il a fallu contacter les assurances et voir un psychothérapeute, car c'est un choc. On veut comprendre ce qu'il s'est passé grâce à l'enquête mais il n'y a plus rien à faire, donc il faut imaginer autre chose, une nouvelle page."

"C'est un trou, il n'y a plus rien" Stéphane Martinet, dont l'entreprise a brûlé.

Francis, 65 ans, a aussi a perdu son lieu de travail. Sa salle de sport, le CCPA, a été ravagée par les flammes. "J'ai assisté à l'incendie, mais on n'a rien pu faire. Je travaillais ici depuis 38 ans, j'ai commencé ma carrière ici et j'espérais la finir là, mais c'est la fin d'une belle aventure. C'est le néant, les travaux vont durer au moins un an" soupire-t-il. Il employait quatre personnes et avait 2000 clients.

Des solutions pour les professionnels

De nombreux professionnels travaillaient dans cet îlot d"immeubles : "Nous sommes en train de recenser les solutions pour les héberger temporairement : des sociétés alentours ont proposé de mettre à disposition des postes de travail" détaille Anne-Marie Cazalet, maire adjoint du quartier Chartrons - Grand Parc.

Devant les immeubles calcinés, Edouard, 43 ans, porte un gros dossier sous le bras. Il est propriétaire de cinq appartements du 14, rue Ferrère :"Tout est détruit, il n'y a plus de plancher, de fenêtres ni de toiture. On attend la venue des experts et on se rapproche des assurances." Sa mère, qui habitait l'un des appartements, est hébergée chez sa sœur. "Nous avons logé depuis samedi via le CCAS quatorze sinistrés. Deux d'entre eux n'ont toujours pas  de réponse de leur assurance, nous continuons donc à les prendre en charge" insiste Anne-Marie Cazalet.

L'incendie n'a fait aucune victime ni blessé, mais les dégâts matériels sont très importants : 2 000 mètres carrés au sol ont été détruits. La piste privilégiée par les enquêteurs pour l'instant est celle de l'accident. Des travaux dans des appartements en rénovation pourraient être à l'origine de l'incendie.

  • Une ligne téléphonique a été ouverte pour les professionnels : appeler Benoît Chausi du service de développement économique de la métropole au 06 20 33 38 49
  • Deux lignes sont ouvertes pour les habitants sinistrés : au 05.24.57.68.54 ou au 05.24.57.68.34. Un bureau d'accueil avec une liaison internet est aussi mis à disposition à la mairie de quartier, de 9h à 18h30.