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Faits divers – Justice

Incendies criminels à Grenoble : pourquoi les enquêtes n'avancent pas

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Par , France Bleu Isère

Les incendies criminels se multiplient à Grenoble, pourtant aucun incendiaire n’a encore été retrouvé. Pourquoi les enquêtes piétinent ? Le regard de Pierre Lamothe, docteur en psychiatrie et criminologue à Lyon.

A la mairie de Grenoble les enquêteurs ont découvert des traces de "supercarburant" ayant servi à incendier la salle Laurent Gallien
A la mairie de Grenoble les enquêteurs ont découvert des traces de "supercarburant" ayant servi à incendier la salle Laurent Gallien © Radio France - Laurent Gallien

Grenoble, France

La salle du conseil municipal est le dernier en date, mais d'autres incendies criminels ont eu lieu ces derniers mois à Grenoble et les enquêteurs peinent à remonter le fil jusqu'aux incendiaires.

Pour Pierre Lamothe, psychiatre des hôpitaux, médecin-chef du service médico-psychologique régional (SMPR) de Lyon et criminologue, qu'il s’agisse de groupes d’ultra-gauche ou non une chose reste certaine : “nous sommes dans une société impatiente, excitée et excitable”. Selon ce dernier, même si le message est “plus ou moins tordu” : “le feu reste un moyen tout à fait pertinent pour des gens qui veulent avant tout détruire”. 

Bien qu’il appelle à la prudence car il n’y a “pas de preuve formelle”, il soulève une évidence : “la publicité et le retentissement médiatique constituent une amplification formidable pour le but recherché, s’il s’agit de groupes politisés et organisés”. Il rappelle aussi que ces modes de revendications ont déjà existé : “les pétroleuses au début du XXème siècle faisaient dérailler les trains pour défendre leurs convictions politiques”.

Pourquoi l’enquête piétine ? 

“Sur le plan psychiatrique il a deux types d’incendiaires : ceux qui veulent qu’on sache qui sont les auteurs, ceux qui ne veulent pas être démasqués”. Dans le premier cas il prend l’exemple d’un ex-employé qui souhaite se venger d’un patron : “il fait des erreurs et devient plus facilement identifiable”. En revanche, quand il s’agit d’attaquer un symbole, “on identifie plus facilement la cause plutôt que les auteurs”. Il ajoute également que dans cette situation, il n’y a que très peu de lien entre le lieu de l’incendie et les auteurs : “si c’est un groupe organisé il font en sorte de ne pas être reconnus”. Des méthodes qui, par conséquent, ralentissent les enquêteurs.

Julia Beaufils avec NC 

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