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Incendies de La Rhune : "C'est un acte criminel" accusent les maires

Les maires d'Ascain, Biriatou, Ciboure, Sare et Urrugne ont annoncé ce mardi 23 février qu'ils allaient chacun porter plainte après les incendies qui ont ravagé 2.000 hectares sur les massifs de La Rhune et Xoldokogaina ce week-end, de part et d'autres de la frontière.

L'incendie sur les hauteurs de la commune d'Ascain
L'incendie sur les hauteurs de la commune d'Ascain © Radio France - Paul Nicolaï

La réponse sera collective, organisée et judiciaire. Ainsi en ont décidé la communauté d'agglomération Pays Basque et les maires d'Ascain, Biriatou, Ciboure, Sare et Urrugne, les cinq communes du Labourd sur le territoire desquels sont situés les massifs montagneux gravement endommagés ce week-end par des incendies attisés par un vent violent.

"On ne peut pas parler d'écobuage non maîtrisé"

D'une même voix, les cinq maires - Jean-Louis Fournier (Ascain), Solange Demarcq-Eguiguren (Biriatou) par ailleurs conseillère communautaire déléguée en charge des espaces naturels et de la biodiversité, Eneko Aldana-Douat (Ciboure), Battit Laborde (Sagre), également conseiller communautaire délégué en charge de la Montagne Basque et Philippe Aramendi (Urrugne) - ont proclamé ce mardi 23 février leur "condamnation ferme de ces incendies criminels". 

Pour les cinq édiles "il ne s'agit aucunement d'un écobuage !" qui a provoqué le gigantesque incendie. "On ne peut pas parler d'écobuage non maîtrisé, renchérit l'avocat Philippe Aramendi, c'est un acte criminel !"

Des sites patrimoniaux touchés

Le feu, attisé par des vents violents alors que le département des Pyrénées-Atlantiques était placé en vigilance orange, et sans doute parti de Vera de Bidassoa, du côté sud de la frontière, aurait ainsi parcouru plus de 2.000 hectares en Labourd et en Navarre sur les massifs de La Rhune, qui reste interdit à la randonnée jusqu'à nouvel ordre par arrêté, et de Xoldokogaina qui est lui en revanche rouvert.

Pour les cinq maires, désormais débute "un long travail de reconstruction", alors que "l'impact sur la biodiversité est considérable (...) Des animaux (brebis, pottok) ont été blessés ou tués et des bergeries ont brûlé." Ce sont des sites naturels patrimoniaux d'une grande richesse qui ont été touchés.

"Un long travail de reconstruction"

Notamment les "5385 hectares classés au niveau européen en "Directive Habitat, faune et flore" sur quatre communes (Ascain, Biriatou, Urrugne et Sare)", notent les élus. Des milieux naturels importants ont été touchés notamment en milieu forestier (chênes, hêtres, frênes, aulnes...), agro-pastoraux (landes et prairies), mais aussi humides (tourbières, bas marais...) et rocheux (falaises, grottes abritant huit espèces de chauve-souris...), précise le communiqué commun.

Des deux côtés de la frontière, "sur les territoires impactés, le travail de reconstruction va s'amorcer", notent les maires. Notamment dans le cadre de "Gure Mendia", une réflexion déjà engagée sur le devenir et la gestion de la montagne. La Communauté Pays Basque souhaite également travailler avec ses homologues du sud et tous les acteurs concernés pour "poser les actes d'une future gestion intégrée des risques en montagne".

L'écobuage "moderne" en débat ?

Des débats qui ne pourront pas occulter une réflexion sur l'entretien des massifs montagneux, le débroussaillage et les écobuages tels qu'ils sont pratiqués désormais, dans la majorité des cas en violation des règles de sécurité dénoncent plusieurs associations comme Su Aski et la SEPANSO 64.

Les cinq communes annoncent par ailleurs qu'elles vont participer à l'enquête en cours, aux côtés des communes du pays basque sud d'Irun et Bera, pour déterminer l'origine de l'incendie. Elles réaffirment au passage qu'aucun écobuage, par ailleurs interdits par arrêté préfectoral ce jour-là, n'a été autorisé par l'une d'entre elles ce samedi 20 février.

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