Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Inceste : une plainte déposée contre le producteur Gérard Louvin et son mari Daniel Moyne

-
Par , France Bleu

Le neveu du producteur de télévision Gérard Louvin a déposé plainte contre son oncle et le mari de ce dernier, Daniel Moyne, le 8 janvier, pour des faits de "viols sur mineur de 15 ans, complicité de ce crime et corruption de mineurs".

Le producteur Gérard Louvin est accusé de complicité.
Le producteur Gérard Louvin est accusé de complicité. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN

Une plainte a été déposée le 8 janvier dernier contre Gérard Louvin, producteur à la télévision, et son mari, Daniel Moyne, a indiqué le parquet de Paris à franceinfo ce lundi 25 janvier, confirmant une information du journal Le Monde. Le neveu du producteur de "Sacrée soirée" dit avoir subi des actes sexuels pendant des années alors qu'il était adolescent.

Olivier A., âgé aujourd'hui de 48 ans, accuse son oncle d'avoir "favorisé" des viols incestueux commis sur lui par Daniel Moyne, dans les années 1980, a appris l'AFP auprès de son avocat, Me Pierre Debuisson. Daniel Moyne est accusé de "viol par ascendant sur mineur de 15 ans", et Gérard Louvin, de "complicité" de ces faits. D'après Le Monde, Olivier A. explique avoir "été victime de caresses et de masturbations", puis "d'abus plus graves (...) puisqu'il affirme avoir été obligé de pratiquer des fellations sur la personne de Daniel Moyne", entre 10 ans et 14 ans.

"Electrochoc"

Me Debuisson dénonce les "horreurs subies" par son client, en situation de "détresse". La révélation de l'affaire Olivier Duhamel, après que la juriste Camille Kouchner a accusé son beau-père politologue d'avoir abusé de son frère jumeau, "a servi d'électrochoc. Il a senti le besoin de libérer sa parole", veut "pouvoir faire reconnaître son statut de victime" et permettre de "libérer la parole d'autres victimes" éventuelles du couple. Une vague de témoignages a effectivement déferlé sur les réseaux sociaux avec le mot clé #MeTooInceste après la parution du livre "La Familia Grande".

Le plaignant avait été entendu en 2014 dans le cadre d'une enquête ouverte initialement "à la suite d'un signalement concernant le fils adoptif" du couple, selon Le Monde. A l'occasion de cette audition, Olivier A. avait décidé de "crever l'abcès" et de relater les faits, selon le quotidien. Le couple avait été entendu sur ces accusations par les policiers fin 2015, mais l'enquête était finalement classée sans suite "le 5 septembre 2016 du fait de l'acquisition de la prescription de l'action publique", a confirmé le parquet de Paris à l'AFP.

Les avocats des producteurs dénoncent un "chantage"

Dans un communiqué, les avocats des producteurs, Me Christophe Ayela et Céline Bekerman, dénoncent des "accusations mensongères". Pour eux, "ces calomnies sont le fruit d'un ignoble chantage portant sur la somme extravagante de 750.000 euros dont ils sont victimes depuis plusieurs semaines et auquel ils ont légitimement refusé de céder".

Ils assurent avoir la preuve qu'Olivier A. est "manipulé" : un document manuscrit signé par le plaignant dans lequel celui-ci demanderait de l'argent sous menace de révélations. Les avocats estiment que Gérard Louvin et Daniel Moyne sont "salis et jetés en pâture aux médias alors même qu'ils avaient déjà été blanchis par la justice" lors de la précédente enquête. "Ces accusations mensongères ne resteront pas impunies", ajoutent-ils, promettant que l'"innocence" de leurs clients "sera établie".

Victime ou témoin de violences ? Composez le 119 ou envoyez un SMS au 114.
Victime ou témoin de violences ? Composez le 119 ou envoyez un SMS au 114.
Choix de la station

À venir dansDanssecondess