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Faits divers – Justice

Incidents Place Jean Jaurès à Tours : "Les gens avaient peur"

lundi 26 novembre 2018 à 8:44 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Après l'intervention des forces de l'ordre samedi Place Jean Jaurès, les commerçants évoquent des scènes traumatisantes pour les clients. Ils n'en veulent pas aux gilets jaunes, débordés selon eux par des casseurs. Mieux, certains gilets jaunes sont venus les aider par la suite.

La place Jean Jaurès saturée de gaz lacrymogène, vers 19h30 samedi
La place Jean Jaurès saturée de gaz lacrymogène, vers 19h30 samedi © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Tours, France

Une réponse proportionnée et aucun dérapage. C'est le bilan que la préfète d'Indre-et-Loire donne de l'intervention des policiers place Jean Jaurès à Tours samedi. On comptait 65 policiers au plus fort de la manifestation. Ils ont lancé des grenades lacrymogènes et utilisé des flash ball pour disperser les manifestants. Des poubelles ont été incendiées, des barricades construites avec des barrières, et des palettes brûlées sur les voies du tram. Il y a eu 12 blessés légers. Des tourangeaux qui n'étaient pas des gilets jaunes,ont été pris dans les gaz lacrymogènes. Pourtant Ségolène Cavalière, la directrice de cabinet de la Préfète, affirme que tout a été fait pour éviter les dérapages

Des commerçants parlent de traumatisme

Pourtant les restaurateurs de la place Jean Jaurès étaient au première loge. Certains n'hésitent pas à parler de traumatisme. Au restaurant Le New Lita avenue de Grammont, Edouard Langlois, le directeur adjoint, raconte comment il a dû protéger une personne âgée. Les gens étaient perdus. J'ai du recueillir une personne qui était dans les fumigènes. C'était impressionnant.

Je n'avais encore jamais connu une telle situation Place Jean Jaurès

Caroline Dajet est la patronne de la brasserie Le 16 Jean Jau. Elle n'hésite pas à parler du choc que ses clients ont subi. Des gens se sont réfugiés chez nous, une cinquantaine de personnes. On a essayé de rassurer les gens au maximum. C'est terrible quoi ! Les gens ont peur. 

On a vu un casseur, il avait 12 ans, 14 ans, c'est pas possible 

Toujours avenue de Grammont, Stéphanie Pirès, la co-directrice de la brasserie O Palais, a assisté à l'interpellation d'un manifestant. Ce qui l'a choqué, elle, c'est l'âge de ce casseur. Il avait quoi 12 ou 14 ans, c'est pas possible. Et c'était ça, rue de la Dolve, il y avait une trentaine de casseurs. Ils avançaient et reculaient. Il n'y avait aucun gilets jaunes.  Les patrons d'établissements n'expriment pas de rancune particulière à l'égard du mouvement des gilets jaunes qu'ils n'estiment pas responsable des débordements. Certains disent même avoir été aidés par des gilets jaunes à remettre en état les terrasses après la tempête. 

Quand il a fallu ranger les terrasses rapidement, des gilets jaunes nous ont aidé

Les commerçants, dont certains ont perdu 50% de leur chiffre d'affaires depuis une semaine, n'en veulent pas particulièrement aux gilets jaunes, qui selon eux ont été débordés par des casseurs. Mieux, certains gilets jaunes sont venus les aider par la suite comme l'explique une commerçante. _On a une personne des gilets jaunes qui est venu pour éteindre un feu de poubelle_. Il a dit c'est pas ce qu'on veut. Ils nous ont demandé un extincteur. Ils ont éteint le feu et ils nous ont ramené notre extincteur.