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Incivilités : des habitants du quartier Dardel à Belfort demandent le départ des squatteurs

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Trafic présumé de drogue, insultes et rodéos sauvages. Certains habitants du quartier Dardel à Belfort dénoncent les incivilités dont ils sont victimes depuis deux mois de la part de jeunes squatteurs. Ils ont lancé une pétition pour alerter les autorités.

Trois des signataires de la pétition pour demander le retour au calme dans le quartier Dardel à Belfort
Trois des signataires de la pétition pour demander le retour au calme dans le quartier Dardel à Belfort © Radio France - Nicolas Wilhelm

Une pétition circule dans le quartier Dardel à Belfort pour dire stop aux trafics de drogue présumés et aux nombreuses incivilités qui polluent la vie de certains habitants. Ils sont une soixantaine à l'avoir déjà signé. Ce texte a été envoyé à la mairie, à la préfecture, au procureur de la République ainsi qu'à Territoire Habitat, le bailleur social, propriétaire des immeubles concernés. Cette démarche fait suite à deux dépôts de plainte d'habitants pris à partie par certains de ces jeunes. Un locataire a même reçu un coup de poing au visage il y a quinze jours dans un hall d'immeuble.

Jusqu'à dix squatteurs dans les cages d'escalier

Selon les habitants signataires, un petit groupe de jeunes s'est installé depuis presque deux mois dans les cages d'escalier d'immeubles au 15 et 16 de l'avenue Dardel. Toujours selon les riverains, ils trafiquent, squattent aussi le parc à jeux et font des rodéos à moto et scooter. Les jeunes sont parfois jusqu'à dix dans les cages d'escalier. Une situation que Gabriel ne supporte plus. " Il y en a qui sont restés trois semaines. Au bout de huit jours, ils avaient déjà cassé la serrure, bourré les serrures de boîte aux lettres. Ils mangeaient, fumaient dans la cage d'escalier. Il y avait des crachats. C'était une porcherie. Ce n'est pas à nous de faire la police", explique ce locataire d'immeuble qui vit dans le quartier depuis trois ans.

La ville a fait installer une caméra de surveillance

La police effectue des rondes régulières et la ville vient d'installer une caméra de surveillance. Mais ça ne suffit pas à ramener la sérénité chez Magali. Cette maman d'une petite fille de 7 ans est une habituée du parc à jeux planté entre deux immeubles. Elle n'est désormais plus tranquille dans le quartier ou elle vit depuis quatre ans. " Ça squatte dans le parc. Il y a des enfants comme ma petite fille qui ne peut plus y aller parce qu'ils sont tout le temps là. On n'est pas tranquille. Ils nous regardent de travers, on a un peu peur. Ils rigolent à tout bout de champ, ils se foutent un peu de nous clairement. J'ai déjà vu qu'il y avait du trafic. Ca se tape dans la main. Ils ont 12, 13, 14 ans pas plus. Imaginez une bagarre entre dealers, ma fille avec des copines et des copains au milieu pris dans la bagarre : on fait quoi là ?", s'interroge cette maman.

Territoire Habitat engage des travaux pour empêcher les infractions

Chaque détérioration entraîne une plainte systématique, indique de son côté Territoire Habitat. Le bailleur social va engager des travaux pour tenter d'empêcher les squatteurs de pénétrer dans les cages d'escaliers ce qui constitue une infraction. Territoire Habitat travaille en collaboration avec la police qui effectue des rondes régulières et à qui il fait remonter toutes les informations. En cas d'incivilités sur des personnes, les autorités recommandent à tout le monde de porter plainte en vue d'engager d'éventuelles poursuites pénales envers leurs auteurs. Les porteurs de la pétition vont, par ailleurs, écrire aux élus en début de semaine prochaine pour demander une réunion d'urgence afin de résoudre tous les problèmes.

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