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Indre-et-Loire : des médecins reconnaissent une surcharge de travail avec la vaccination

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Par , France Bleu Touraine

Depuis plus d'une semaine, les médecins sont désormais autorisés à vacciner. Un acte qui demande du temps. Trop de temps pour certains praticiens.

Yvan Berlot, médecin généraliste à la maison de santé, à Sainte-Maure-de-Touraine.
Yvan Berlot, médecin généraliste à la maison de santé, à Sainte-Maure-de-Touraine. © Radio France - Virginie Vandeville

Les médecins ont l'autorisation depuis un peu plus d'une semaine de vacciner leurs patients de 50 à 65 ans. Un acte qui demande une anticipation et du temps. Trop de temps pour certains. "Il y a des médecins qui ont arrêté de vacciner ou qui n'ont même pas commencé", indique Christophe Génies, vice-président de l'Ordre des médecins d'Indre-et-Loire. Pourtant, au démarrage de la campagne de vaccination dans les cabinets médicaux, six praticiens sur dix avaient affirmé être volontaires pour vacciner. Mais la surcharge de travail met à mal la motivation de certains. 

De l'anticipation 

Il faut reconnaitre que les nombreux médecins que nous avons interrogé admettent tous que la vaccination demande beaucoup de travail et surtout de l'anticipation. Pour préparer un créneau de vaccination avec le fameux flacon comportant 10 à 11 doses, il faut donc trouver autant de volontaires. "Cela fait quelques temps que j'en parle avec mes patients, donc pour l'instant, j'ai trouvé rapidement. Mais il serait plus simple que les patients appellent davantage d'eux-mêmes afin que je puisse faire des listings", avoue Yvan Berlot, généraliste à la maison de santé de Sainte-Maure de Touraine. Et celle qui doit caler les rendez-vous, c'est la secrétaire des quelques médecins de la Maison médicale. "Pour trouver 10 personnes, je dois passer au moins 30 appels. Entre ceux qui ne répondent pas, ceux qui ne peuvent pas à cette date-là, cela met du temps", explique cette dernière. 

Une fois, les volontaires choisis, Yvan Berlot l'avoue, la vaccination se fait à la chaîne. "Je ne peux accorder que 10 minutes à mes patients", précise-t-il. Le praticien s'est fixé 1h30 pour un créneau. Pas plus. "J'ai aussi mes autres patients que je ne peux pas mettre de côté. Vous ne pouvez par exemple pas dire à une jeune femme qui a un enfant avec une otite que vous le prenez en rendez-vous dans trois jours car vous vaccinez", précise Yvan Berlot. Le généraliste assure se fixer deux créneaux de vaccination par semaine. Un rythme qu'il peut tenir à condition de rogner sur ses loisirs, ses temps de repos et ses congés.

Une perte de crédibilité ? 

Pas question pour autant pour ce praticien, comme pour la plupart des médecins que nous avons contacté, de ne pas participer à cette campagne de vaccination. "Les patriciens ont un vrai rôle à jouer. C'est même un devoir" nous ont confié certains. Seul hic, "il faut faire avec les changements gouvernementaux. Vous dites un jour à vos patients que seuls les 50-65 ans peuvent se faire vacciner. Et puis le lendemain, vous apprenez que finalement les plus de 75 ans peuvent aussi se faire vacciner. Cela pose la question de notre crédibilité", reconnaît Yvan Berlot.

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