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Indre-et-Loire : l'usine Synthron à nouveau devant la justice

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Par , France Bleu Touraine

Une fois de plus, l'usine Synthron d'Auzouer-en-Touraine s'est retrouvée lundi 25 mai à la barre du tribunal de Tours pour, une nouvelle fois, des manquements à la sécurité relevés par l'Inspection du Travail entre 2017 et 2018, soit un an après la condamnation de l'usine et de son PDG Robert Moor.

L'usine Synthron d'Auzouer en Touraine
L'usine Synthron d'Auzouer en Touraine © Maxppp - ©Ivan Roullet

Une fois de plus l'usine Synthron d'Auzouer en Touraine s'est retrouvé hier après-midi à la barre du tribunal de Tours pour des manquements à la sécurité relevés par l'Inspection du Travail entre 2017 et 2018. C'est à dire, un an après la condamnation déjà de l'usine et de son PDG pour non-respect des normes environnementales et du code du travail.Son PDG Robert Moor reconnu coupable avait été interdit de gérer son entreprise.   

Robert Moor a depuis passé la main à son successeur en tant que PDG de Synthron Eric Des Courrières. Celui-ci était donc convoqué au tribunal pour de nouveaux manquements à la sécurité relevés par l'Inspection du Travail. Cette fois, quatre salariés ont été blessés par un arc électrique et un autre intoxiqué par une fuite d’ammoniaque.  

La société ne va tout de même pas comparaître tous les ans - le président du tribunal

A peine le dossier ouvert que les parties présentes à l'audience s'entretiennent comme de vieilles connaissances. Il faut dire que depuis des années, très régulièrement, la société Synthron est poursuivie pour des manquements à la sécurité dans son usine d'Auzouer-en-Touraine classée Sévézo seuil Haut.

En 2017 et 2018, l'Inspection du Travail a, à nouveau, dressé des procès-verbaux concernant cette fois au moins deux accidents qui se sont produits dans les ateliers de Synthron : le 12 juin 2017, quatre salariés ont été blessés par un arc électrique alors qu'ils tentaient de changer un disjoncteur : deux ont eu des brûlures aux mains et les deux autres des tâches lumineuses dans les yeux. L'Inspection du Travail pointera notamment qu'aucun des trente-trois salariés de cet atelier n'ont d'habilitation pour de tels travaux électriques.

Dans un autre atelier, le 23 juin 2018, c'est un nuage de vapeur d’ammoniaque qui s'échappe et ne peut pas être évacué correctement par le système de captage. Bilan : un salarié qui  crache du sang et se plaint de maux de tête.

La sécurité n'est pas à la hauteur de la nature de la production de Synthron

L'inspection du travail reconnait que depuis Robert Moor -presque 90 ans - a passé la main, il y a eu près de 10 millions d'euros d'investissements pour mettre aux normes la sécurité "mais le retard est tel et le manque de moyens de la maintenance tellement important" dit l'inspectrice du travail "que même le peu de choses qu'ils ont mis en conformité, ils ne sont pas capables de le maintenir."  

L'usine Synthron fait partie des délinquants habituels de ce tribunal - Procureur de la République 

Synthron a été régulièrement rappelé à l'ordre sur ces différents manquements à la sécurité depuis 2001. Une affirmation qui rejoint celle de l'Inspection du Travail qui souligne que "depuis la création de l'entreprise, l'investissement en procédures de sécurité n'est pas à la hauteur de la nature de la production". Le représentant du Procureur demande une amende pour chacune des infractions constatées multipliées par le nombre de salariés impactés.

Maitre Antoine Brillatz assure la défense de Synthron et de son nouveau PDG. Pendant toute sa plaidoirie, il insistera sur la nouvelle politique d'investissement de près de 11 millions d'euros pour mettre en conformité au fur et à mesure dans les différents ateliers la sécurité "il s'agit d'un processus d'amélioration continu" insiste l'avocat de la défense. Pour illustrer son propos, il fait d'ailleurs remarquer que "l'Inspection du Travail n'a jamais demandé la fermeture du site, car elle constate les progrès y compris auprès des salariés pour intégrer des comportements plus sûrs". 

Le tribunal a mis son jugement en délibéré le 8 juin. 

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