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Indre-et-Loire : une nounou condamnée à 4 ans de prison avec sursis pour avoir secoué un bébé de 5 mois

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

En 2016, à Chargé, à coté d'Amboise, cette assistante maternelle jusqu'alors sans histoire et appréciée a secoué très violemment un bébé de 5 mois dont elle avait la garde. La petite a définitivement perdu l'usage d'un oeil, malgré six opérations chirurgicales en dix mois.

Le palais de justice de Tours
Le palais de justice de Tours © Radio France - @Boris Compain

Une assistante maternelle a été condamnée à quatre ans de prison avec sursis, ce 17 juin, au tribunal correctionnel de Tours.  Une peine assortie d'une interdiction définitive d'exercer toute profession en lien avec des mineurs. En 2016, à Chargé, à coté d'Amboise, cette femme alors âgée de 23 ans avait secoué très violemment un bébé de 5 mois dont elle avait la garde. Des faits très graves qu'elle reconnait même si un cancer l'a empêché de comparaître physiquement à l'audience ce mercredi.  

Un geste bref mais "d'une violence extrême", selon une expertise médicale

C'est donc la présidente du tribunal correctionnel qui a lu les aveux et les regrets exprimés par la nounou devant les enquêteurs. Ce 13 janvier 2016, elle aurait paniqué parce que la petite pleurait sans qu'elle comprenne pourquoi.  "Sans le vouloir, j'ai bien conscience de la violence employée ce jour-là" dit l'assistante maternelle en garde à vue lorsqu'elle passe aux aveux, deux semaines après le drame. Un expert médical décrit un geste d'une violence extrême : deux secousses qui causent contusions et hémorragies dans le crâne du bébé. Malgré six opérations en dix mois, Nina perd l'usage de son œil droit.

À la barre, la mère de la fillette exprime dignement la douleur d'avoir été suspectée par les enquêteurs et le personnel médical, le déchirement d'avoir vu si souvent son bébé opéré et la crainte de savoir comment Nina grandira sans percevoir les reliefs et les distances. "On a été suspecté dès le début de l'agression. Le doute a plané pendant des mois." 

Ça fait quatre ans et demi qu'on attend la reconnaissance du statut de victimes : Aujourd'hui je pense qu'on l'a eu". 

"La condamnation n'est jamais assez forte à nos yeux par rapport au drame qu'on a vécu et à la souffrance endurée par notre petite et nous : toute cette souffrance en réanimation, en neurochirurgie, la voir opérée six fois pendant sa première année".

"Ce dossier est un drame absolu", dit le procureur

Après avoir rappelé que l'assistante maternelle était considérée comme la nounou idéale par les parents des deux autres enfants qu'elle gardait, le procureur souligne aussi que son geste, qui n'a duré qu'une poignée de secondes, était tout de même "volontaire et d'une intensité atomique pour l'enfant". L'état dépressif et l'immaturité de celle qui n'avait que 23 ans au moment des faits sont avancés comme des explications possibles de ce coup de sang, toute comme le manque de formation de cette femme qui a eu son agrément grâce à une équivalence et sans suivre de formation spécifique sur la petite enfance.

Après la condamnation, les parents de Nina ont exprimé leur satisfaction : "Je ne souhaitais pas d'échange avec cette personne qui, pour moi, est un bourreau qui a fait souffrir mon enfant de violence volontaire, a déclaré sa maman donc j'étais satisfaite qu'elle ne soit pas présente et punie par la loi. C'était nécessaire pour nous aider à vivre avec".

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