Faits divers – Justice

Indre : La sécheresse aggrave les pertes des agriculteurs

Par Carl Dechâtre, France Bleu Berry lundi 12 septembre 2016 à 6:00

La sécheresse dans l'Indre (capture d'écran)
La sécheresse dans l'Indre (capture d'écran) © Radio France - Carl Dechâtre

L'Indre fait partie des départements français les plus touchés par la sécheresse. Si l'état de la ressource en eau potable n'est pas préoccupant, les conséquences sur les récoltes sont dramatiques.

Celà parait presque irréel après les terribles inondations de Mai-Juin et pourtant l'Indre subit bien une de ses pires sécheresses depuis le mois de juillet.

La situation est cependant très contrastée. Alors que le Nord du département est totalement épargné, les cours d'eau de l'agglomération castelroussine et de la quasi-totalité du Sud du département ont atteint leur seuil de crise.

Restrictions d'usage de l'eau

Les étiages atteints ont poussé comme d'habitude les services de l'Etat a restreindre l'usage de l'eau. Ces restrictions touchent la plupart des principales communes du département notamment Châteauroux, La Châtre et Argenton-sur-Creuse qui ont atteint le niveau de crise, Issoudun en Alerte renforcée et le Blanc en Alerte

Le détail des communes touchées et des mesures de restriction est à trouver sur le communiqué de la préfecture

Les agriculteurs sévèrement touchés

Après les pluies diluviennes du printemps, les nappes phréatiques du département ont toutes atteint leur niveau maximum, la pénurie d'eau potable n'est, pour l'instant, pas à craindre. Mais cette sécheresse à des conséquences dramatiques pour l'agriculture déjà durement touchée par les inondations.

Les éleveurs d'abord ne peuvent pas faire paître leur bétail dans les prés car l'herbe ne pousse pas. Ils sont contraints d'entamer des réserves de fourrage pourtant bien maigres en raison des intempéries printanières. De même le maïs d'ensilage qui sert également de nourriture aux bêtes affiche lui aussi des rendements très faibles. Certains exploitants estiment leurs pertes à 70%

Les céréaliers ne sont pas mieux lotis eux aussi voient leur rendement chuter un peu plus encore. Par ailleurs, le sol trop sec et l'absence d'eau gêne les semis notamment de colza et hypotèquent déjà la qualité de récolte de certaines cultures pour l'année prochaine. Les plus touchés devront sans doute s'en remettre à l'espoir de bénéficier d'une indemisation compensatoire de la perte de leur récolte au titre de calamité agricole.