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Faits divers – Justice

Indre : les patrons d'auto-écoles en colère contre le nouveau système de gestion des permis

lundi 4 décembre 2017 à 5:31 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry

Les gérants d'auto-écoles sont vent debout contre le nouveau logiciel imposé par le Ministère de l'Intérieur pour l'enregistrement des dossiers du permis de conduire.

Permis de conduire illustration.
Permis de conduire illustration. © Radio France - Photographe : Pierre HECKLER

Châteauroux, France

Toute la profession est en colère. Jusqu'ici la Préfecture traitait directement les dossiers de permis de conduire, mais depuis le 6 novembre dernier, les démarches sont dématérialisées et les patrons d'auto-écoles doivent tout déclarer eux-mêmes en ligne sur le site de l'ANTS (l'Agence nationale des titres sécurisés), sauf que le logiciel connaît d'importants bugs techniques.

Des délais d'attente supérieurs à un mois

Boris Grabowski dirige l'auto-école A2G à Châteauroux, il est le représentant dans l'Indre du syndicat CNPA. Depuis trois semaines il lui est très compliqué de se connecter à la plateforme. "Vous voyez le dernier dossier est toujours en cours d'instruction depuis le 30 octobre, ça fait un mois qu'il n'a pas bougé de statut". Conséquence : les délais d'attente sont toujours plus longs pour passer le code ou le permis.

Les candidats comme Quentin 17 ans s'en agacent. Le jeune homme doit faire des allers-retours en voiture entre Châteauroux et Toulouse où se trouve son école. "Le but c'est d'avoir le permis le plus vite possible pour être tranquille, pour aller à Toulouse dans mon école sans prendre de Blablacar ou de transport en commun".

Un coût répercuté sur le prix du permis ?

Le temps perdu, c'est de l'argent. La profession menace de répercuter les coûts engendrés par cette situation sur le prix du permis. "Soit disant que c'était fait pour justement abaisser les coûts du permis, les charges etc... mais tant que ça reste dans cette situation c'est plus que difficile pour nous", s'inquiète Boris Grabowski. Le gérant demande à être reçu par le Préfet de l'Indre d'ici mercredi, si rien ne se passe le syndicat CNPA menace au niveau national de bloquer les Préfectures pour se faire entendre.