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Indre Nature conteste le nouvel arrêté sur l’épandage des pesticides

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Par , France Bleu Berry
Châteauroux, France

L’association Indre Nature dépose un recours auprès de la Préfecture de l'Indre contre un nouvel arrêté qui règlemente l’épandage des pesticides et définit une nouvelle carte des points d’eau dans le département.

Un épandage de pesticides en bordure de rivière.
Un épandage de pesticides en bordure de rivière. © Maxppp - Maxppp

Les petits étangs de l'Indre sont-ils menacés par les pesticides ? L'association Indre Nature dépose un recours contre un nouvel arrêté de la Préfecture de l’Indre qui réglemente l'épandage des pesticides. Le texte signé cet été définit une nouvelle carte des points d’eau. D'après Indre Nature des milliers de petits plan d'eau seraient désormais menacés par les pesticides dans le département.

Plus de 10.000 points d’eau menacés par les pesticides" (Indre Nature)

Jacques Lucbert, le Président d'Indre Nature.
Jacques Lucbert, le Président d'Indre Nature. © Radio France - Jonathan Landais

"On a dénombré presque 11.000 points d'eau qui échappent désormais à la protection"

"Tous ceux qui ont des mares dans des parcelles extérieures, les agriculteurs pourront désormais venir traiter jusqu’au ras de mares, auparavant c’était la carte IGN au 25.000ème qui faisait foi, tout ce qui était en bleu sur la carte était une zone non traitée, mais la réglementation a changé", explique Jacques Lucbert, le Président d'Indre Nature.

Selon l’association, plus de 10.000 points d’eau seraient désormais menacés par l'épandage des pesticides, comme ces mares ou ces étangs qui bordent parfois les champs des agriculteurs. "Les pêcheurs sont très inquiets car ils savent bien que la reproduction des poissons est fortement handicapée avec ces produits-là". Le recours a été déposé en commun avec la Fédération de pêche de l’Indre.

Que dit le nouvel arrêté ?

Le nouveau texte prévoit en effet que désormais les points d'eau de moins de un hectare ne sont plus soumis à la réglementation sur les produits phytosanitaires, à condition qu'ils ne soient pas directement reliés aux cours d’eau. Les points d’eau supérieurs à un hectare et reliés au réseau hydrographique restent concernés par la réglementation.

"Dans le Centre, on est quand même dans une zone très riche en étangs et en mares (…) lors de la consultation du public il a été remonté une demande de ne pas prendre en compte les petites mares qui sont très nombreuses et peuvent pénaliser certains agriculteurs", explique Rémi Laurencon, directeur adjoint à la Direction départementale des territoires de l’Indre (DDT).

Aucun épandage direct n’est autorisé sur de l’eau" (la Préfecture)

"Le risque est moindre pour les points d’eau qui ne sont pas connectés aux rivières"

La Préfecture rappelle de toute façon "qu’aucun épandage direct de produits phytosanitaires n'est autorisé sur de l’eau" et que les agriculteurs sont soumis à une réglementation très précise avec des règles d'éloignement à respecter. "Mais il a été estimé que le risque était moindre pour les points d’eau qui ne sont pas connectés avec les rivières et les nappes phréatiques".

Avec ce nouvel arrêté la Préfecture parle d'un choix de compromis, mais l'association dénonce un recul contraire à la loi sur la biodiversité de 2016 et vient donc de déposer un recours gracieux. Le Préfet de l’Indre a deux mois pour y répondre (jusqu’à début décembre). Si rien ne change l'association Indre Nature menace de contester ce nouvel arrêté devant le Tribunal administratif.

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