Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Indre : deux agriculteurs en guerre pour 12 hectares à Vatan

mercredi 8 août 2018 à 5:35 Par Aurore Richard et Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry

L'exploitation du petit Villepierre à Vatan a été vendue en 2015 à un jeune éleveur caprin. Mais un voisin céréalier conteste et obtient l'annulation de la vente 3 ans plus tard. L'éleveur est désormais expulsable à tout moment.

Maxime élève une vingtaine de 200 chèvres sur près de 12 hectares.
Maxime élève une vingtaine de 200 chèvres sur près de 12 hectares. © Radio France - Aurore Richard

Vatan, France

Deux agriculteurs pour une seule exploitation. C'est la guerre que se font deux riverains sur la commune de Vatan (Indre). 

Tout commence en 2010 : la famille Wailliez connaît de grosses difficultés financières. Les banques finissent par se saisir des murs de la ferme et les vendent aux enchères. Un voisin, céréalier, se porte acquéreur. Tout cela prend du temps, et en attendant, Maxime Wailliez, le fils de la famille, termine des études agricoles et souhaite se lancer à son tour dans le métier. Il demande à la SAFER, sorte de gendarme immobilier de l'agriculture, de préempter, ce que fait l'organisme après étude du dossier. La ferme est alors rachetée par Maxime Wailliez qui s'installe en 2016 et investit pour développer son exploitation. "J'ai emprunté 180.000 euros pour le matériel et pour acheter un cheptel. J'ai 200 chèvres. Maintenant, je vais les marchés, on reçoit des Ehpad, j'ai même pu embaucher ma mère !" raconte le jeune homme. 

Coup de tonnerre en 2017. Un huissier signifie à l'éleveur que le voisin céréalier a porté l'affaire devant un tribunal administratif. Et celui-ci lui donne raison. Maxime est donc sommé de quitter la ferme qui lui est rachetée de force par le riverain. A compter de ce mercredi 8 août, il doit donc verser 50 euros d'indemnités pour chaque jour d'occupation illégale de la ferme et d'ici 6 mois, il sera expulsable

"Je n'ai pas les moyens de payer 50 euros par jour. Je ne sais même pas comment on va faire. C'est un coup de massue. Je suis perdu..." - Maxime Wailliez

Le jeune homme accuse la SAFER de ne pas l'avoir prévenu des intentions du voisin au moment du rachat. La SAFER dément et assure avoir tenté de trouver une solution, proposant par exemple d'installer Maxime Wailliez sur une location, temporairement, en attendant de trouver un élevage caprin à vendre. Lui refuse, il veut être propriétaire. La SAFER promet ne pas laisser tomber le jeune homme et prévoit l'organisation d'une table ronde en septembre pour trouver une issue à la situation.